Frédéric Mitterrand règle son compte à Aurélie Filippetti

Frédéric Mitterrand règle son compte à Aurélie Filippetti

Frédéric Mitterrand est persuadé que son éviction de la radio France Inter est le fait de la ministre de la Culture Aurélie Filippetti. Il dit ce qu’il a sur le coeur au Canard enchaîné.

La guerre est déclarée. Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture sous Nicolas Sarkozy, a dit clairement ce qu’il pensait de sa successeur Aurélie Filippetti. L’histoire commence lorsque Frédéric Mitterrand apprend qu’il ne fera plus partie des rangs de France Inter en juin prochain.

Les dirigeants de la radio publique ont décidé de se séparer de cet homme de culture pour des raisons budgétaires. L’émission de Frédéric Mitterrand aurait perdu 221.000 auditeurs cette année. Il a déclaré au Canard Enchaîné :

Depuis mon arrivée sur France Inter, qui lui a fortement déplue, Aurélie Filippetti me poursuit d’une animosité indigne de sa fonction. J’ai appris qu’elle se comportait mal. En tout cas, cette vindicte a d’importantes conséquences professionnelles. Je constate que le service public recrute d’anciens membres du gouvernement. J’ai trouvé, à titre personnel, que c’était d’une rare inélégance. Ils ont surtout peur de se faire taper sur les doigts. Mon nom fait peur dans les chaînes de télévision du service public, où j’ai beaucoup de mal à être reçu pour proposer des projets. Je m’étonne qu’il y ait encore des gens pour remettre en question mon attachement à l’indépendance de l’audiovisuel public ».

Frédéric Mitterrand n’a pas sa langue dans sa poche. Lors du GayetGate, il avait déclaré ne pas comprendre ce que trouvait l’actrice Julie Gayet à François Hollande :

Parce qu’il n’a quand même pas vraiment l’air, il n’a pas vraiment le physique. On chercherait un type pour jouer le rôle du tombeur intégral, on ne prendrait pas un mec qui ressemble à François Hollande !

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