Etienne Daho apppelle à la résistance

Etienne Daho apppelle à la résistance

Hier, dimanche 22 novembre, Etienne Daho s’est confié dans les colonnes du journal Le Monde. Des confidences chocs sur sa vie, sur son enfance, sur sa carrière… et bien évidemment sur les évènements qui troublent la France ces derniers jours. Le chanteur, engagé, appelle à la résistance et au combat.

Etienne Daho est un fonceur qui ne marche qu’à l’instinct. Il n’a pas toujours demandé l’avis de ses proches pour faire ses choix et il ne le regrette pas, bien au contraire. Même s’il a parfois pris de mauvaises décisions, l’artiste estime que c’est la vie et qu’on tire des leçons de ses erreurs. Lorsqu’il était enfant, il vivait en Algérie avec sa famille et dès l’âge de deux ans, il fut comme obsédé par la musique. Il voulait toujours écouter de la musique, quel que soit le style. Du classique, du pop, du rock… il vivait avec la musique qui a véritablement bercer sa petite enfance.

Je ne serais pas devenu l’auteur et le musicien que je suis sans cette succession d’événements si contrastés qui ont fait mon enfance.

Il y a quelques semaines, Etienne Daho parlait de son père, ce papa absent qu’il n’a jamais connu. Cet homme qui l’a quitté alors qu’il n’était encore qu’enfant et qu’il n’a jamais revu. Cette figure paternelle qui lui a tant manqué et qui a tenté de le revoir un soir de concert. Il affirmait aujourd’hui avoir pardonné à cet homme, avoir réussi à faire sa vie avec ce manque en fond, avoir su tourner la page de ce traumatisme. Dans Le Monde, ce n’est pas de ce traumatisme là qu’il parle… c’est de ce vendredi 13 novembre. Ce vendredi terrible qui a changé la France à tout jamais…

J’étais dans un bar avec des amis. Des alertes sont arrivées sur nos téléphones et l’endroit a commencé à se vider sans que nous percevions tout de suite la gravité de la situation. Il y avait un mélange de stupeur et d’irréalité. Puis une amie avec qui j’étais a appris la mort d’une de ses proches et nous avons, d’un coup, basculé dans un cauchemar concret.

La prise d’otages au Bataclan fut particulièrement difficile à vivre pour Etienne Daho qui a tellement de souvenirs dans cette salle de concerts. Il explique y avoir vécu des moments magiques et y penser tous les jours. Cependant, il n’est pas question pour lui d’annuler ses concerts et de céder à la peur :

Il faut résister à la peur. Impérativement.

Les évènements récents lui donnent une nouvelle force et surtout l’envie de se battre auprès de ses amis. Etienne Daho n’a absolument pas envie de quitter la capitale et n’a pas peur. Il a déjà traversé bien des épreuves, puisqu’il y a deux ans, il a bien failli décéder des suites d’une péritonite. Cette expérience traumatisante lui a donné la force de vivre chaque jour comme si c’était le dernier et il ne souhaite pas donner raison aux terroristes, bien au contraire. C’est donc un véritable appel à la résistance que lance Etienne Daho à son public.

Etienne Daho a toujours vécu ses rêves et a foncé droit, quels que soient les obstacles. Il n’a pas l’intention de s’arrêter là et lance un appel à la résistance. Un appel qui sera sans le moindre doute entendu. Qu’en pensez-vous ?

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