Le Parisien révèle que le nom de Catherine Deneuve apparaît parmi les 2891 documents publiés sur le site des Archives Nationales américaines. Les notes traitent du tragique événement survenu à Dallas, Texas, le 22 novembre 1963. Jusqu'à maintenant, l'assassinat du président américain JFK reste un mystère. De nouvelles théories concernant l'identité du tueur et ses véritables motivations font surface régulièrement.

Au début des années soixante, le monde est alors en pleine Guerre Froide. La guerre du Viêt Nam dure également depuis plus de 5 ans et les États-Unis, protégeant leurs intérêts, surveillent certains citoyens français. Ils tiennent à garder un œil sur les déserteurs américains ayant trouvé refuge en France. Et aussi sur leurs contacts qui les ravitaillent et les hébergent. Un rapport publié le 11 juillet 1969 a été rédigé par le chef de station de la CIA à Paris Paul K. Chalemsky. Il contient des informations fournies par un dénommé Petunia et évoque Catherine Deneuve.

Catherine Deneuve

Petunia cherchait à l'époque des renseignements sur un certains Larry Cox. Celui-ci, mobilisé par l'armée américaine, aurait "refusé par trois fois de s'engager" et aurait tenu "une planque à Pantin pour les déserteurs". Petunia cite qu'une "actrice française met de l'argent dans la maison des déserteurs et contribue à leurs fonds". L'informateur nomme ensuite l'interprète d'Indochine et explique qu'elle a fourni 1500 francs à Cox afin de payer le loyer de son local. Ce dernier aurait également reçu de l'argent de la part de Jean-Paul Sartre et de Simone de Beauvoir.

Le Parisien a accordé lundi une interview à Larry Cox dans laquelle il nie ces accusations :

J’ai rencontré Catherine Deneuve quelques minutes et j’étais sur scène avec Sartre lors d’un ralliement anti-guerre, où il a parlé et m’a pris dans ses bras, quand j’ai détruit ma carte d’incorporation. Je n’ai fréquenté ni lui, ni Catherine Deneuve, et n’ai jamais rencontré Simone de Beauvoir.

L'ancien déserteur est actuellement président de l'association new-yorkaise Kairos qui défend les Droits de l'Homme.

Plus d'une centaines d'autres document concernant la mort John F. Kennedy sont toujours classés secret défense par la CIA. Le mystère est donc loin d'être éclairci.