François Cluzet : « La seule chose que je peux donner, c’est mon émotion »

François Cluzet : « La seule chose que je peux donner, c’est mon émotion »

Dimanche 13 mars, Sept à Huit, consacrait son portrait de la semaine à François Cluzet dont le dernier film, Médecin de campagne, sortira dans les salles le 23 mars prochain. Acteur français de 60 ans ayant connu le plus grand succès de sa carrière dans Intouchables, en 2011, avec Omar Sy, François Cluzet revient sur ses débuts dans le milieu du cinéma et ses souvenirs d’enfance. Un portrait plein d’anecdotes sur sa vie, son amour et son métier d’acteur.

François Cluzet est aujourd’hui un homme comblé par sa vie professionnelle comme par sa vie privée. Mais c’est surtout et avant tout un acteur de talent qui a su rester humble. Il avouait ainsi très simplement, dans Sept à Huit :

Je crois que j’ai 40 ans d’expérience et que j’ai eu la chance d’avoir du succès et de la reconnaissance. Pas tout de suite mais j’ai eu de la chance de l’avoir. Et donc, je me dois de faire mon métier au mieux.

Ambitieux, lorsqu’il arrive au Cours Simon il se disait alors à lui-même, « un jour ce sera moi » :

J’ai pas osé le dire à tout le monde. C’est ce que je voulais.

Il réussit son pari et finit par faire carrière. Son goût pour la scène a débuté très tôt. A 11 ans, il assiste à un concert de Jacques Brel et c’est la révélation. François Cluzet avoue, au micro de TF1 :

Ma première réaction quand je l’ai vu en sueur, criant, hurlant, chantant, y laissant son cœur et ses tripes, et en pleurant, je me suis dit : « Il va se faire engueuler par ses parents ». Moi, j’étais un môme et je savais qu’on pouvait pas pleurer comme ça devant les gens. Et puis après, j’ai vu la standing ovation qui a duré 20 minutes. Et je me suis dit, si on a le droit de pleurer et si on vous applaudit quand vous pleurez, je veux faire ça !

La passion de son métier, il le doit également à son amour des gens et du public. Il reste très reconnaissant de ce public fidèle et avoue volontiers :

Je pense que quand quelqu’un paie 10 €, moi en tant qu’acteur, je me dois de lui donner quelque chose. Et la seule chose que je peux lui donner c’est pas mon physique, c’est pas ma fantaisie, c’est mon émotion.

Dans cette interview diffusée sur Sept à Huit dimanche 13 mars, l’acteur François Cluzet revient également sur la phrase que son confrère, Gérard Depardieu, lui avait assénée, un jour :

Toi, tu es comme moi, tu ne t’aimes pas.

Ce désamour de lui même a fini par disparaître grâce à son épouse, Narjiss Slaoui-Falco.

J’ai la chance d’être aimé aujourd’hui et d’aimer passionnément. De me rendre compte que finalement c’était ça aussi mon objectif premier.

Il avoue finalement avoir pu réaliser ses deux rêves : être aimé et réussir dans son métier même si l’amour reste fragile. François Cluzet utilise une métaphore très subtile pour définir sa vision du couple :

 Il faut mettre du bois dans la cheminée pour que le feu prenne. L’amour c’est quelque chose qui se consume donc il faut tous les jours mettre du bois dans la cheminée.

Preuve s’il en est que l’acteur est un grand émotif.

Retrouvez le dès le 23 mars prochain au cinéma dans Médecin de campagne. 

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