Quatre ans après le décès de Jean-Luc Delarue, ses parents sortent de leur silence. Maryse Rivoire et Jean-Claude Delarue se confient dans les colonnes de Paris Match. Tout comme Elisabeth Bost, ils affirment que l'animateur décédé n'était plus le même quelques mois avant sa mort. Explications. 

Ils ne s’étaient pas exprimés depuis le décès de Jean-Luc Delarue, le 23 août 2012. Alors qu’Elisabeth Bost a été déboutée par la justice dans son procès face à Anissa Delarue, Maryse Rivoire et Jean-Claude Delarue, les parents de l’animateur décédé, ont décidé de sortir de leur silence. Et c’est dans les colonnes du magazine Paris Match que le couple, qui est aujourd’hui séparé, s’est exprimé afin de défendre la mémoire de leur fils et de soutenir son ancienne compagne Elisabeth Bost.

En effet, Maryse Rivoire et Jean-Claude Delarue ne s’en cachent pas, ils regrettent que la justice ait débouté la mère de leur petit-fils, Jean. Et d’expliquer :

Nous sommes profondément tristes. Nous soutenons Elisabeth pour défendre notre petit-fils au nom des convictions et des valeurs qui étaient celles de Jean-Luc avant qu’il ne soit malade. Lorsque sa vie s’est arrêtée brutalement, tout ce qui reliait Jean à son père a disparu : l’appartement de la rue Bonaparte, dans lequel Jean est né et a vécu cinq ans, la maison de Belle-Ile, où il passait les vacances, les objets d’art que Jean-Luc affectionnait et dont il voulait lui faire partager la passion… Il n’a même pas pu récupérer les jouets de sa chambre… Comment imaginer qu’un papa qui aime son fils à ce point puisse faire cela ? J’ai la conviction intime que Jean-Luc n’aurait jamais voulu cela. Ce n’est pas mon vrai fils qui a fait ça, il était diminué, malade.

Tout comme Elisabeth Bost, les parents de l’animateur décédé estiment que celui-ci n’avait pas tout son discernement quand il a rédigé son testament, six mois avant sa mort. Et de confier :

Mon fils était, au minimum, dans un état de très grande faiblesse. Le jour de son mariage, le 12 mai 2012, il ne pouvait pas me reconnaître à une distance de quelques mètres, tant il était épuisé.

Et d’ajouter :

A partir de sa séparation d’avec Elisabeth. Les cinq dernières années, quand il a sombré dans la drogue – à mon avis d’épuisement –, je lui répétais : “Tu vas dans le mur, arrête la télé, tu es trop fatigué.”

Près de quatre ans après le décès de leur fils, beaucoup de questions restent en suspens, comme l’explique Jean-Claude Delarue :

J’ai besoin de réponses ! Pourquoi n’avons-nous été informés de la mort de notre fils que le vendredi 24 août vers 12 h 15 alors qu’il était décédé officiellement la veille à 10 h 20 ? Pourquoi ai-je dû, pendant des semaines, chercher où mon fils avait été enterré ?

Maryse Rivoir, elle, regrette de ne pas avoir pu revoir ou parler à son fils avant sa mort. C’est via une affiche, placée dans le hall d’un hôpital, qu’elle a appris le décès de celui-ci. Elle ne s’en cache pas, Jean-Luc Delarue avait pris ses distances les derniers mois de sa vie. Pourtant, sa mère l’assure, ils étaient toujours aussi proches. Et de conclure :

Oui, mon fils était colérique, jusqu’au-boutiste, complexe, mais il nous était aussi très attaché. Les six derniers mois, tout était opaque, il était isolé. Jusque-là nous avions encore des conversations formidables. La cassure ne venait pas de lui.

Tout comme Elisabeth Bost, les parents de Jean-Delarue semblent pointer du doigt Anissa Delarue, la veuve de leur fils…