Jérôme Kerviel attaque la Société Générale

Jérôme Kerviel attaque la Société Générale

L’ex trader de la Société Générale, Jérôme Kerviel, attaque la Société Générale pour subornation de témoin.

Jérôme Kerviel, l’ex trader de la Société Générale, ne verra jamais le bout du tunnel. Le moins dernier, la Cour de cassation de Paris l’a condamné à purger une peine de trois ans de prison mais a effacé les 5 milliards d’euros qu’il devait à la grande banque française. La Société Générale demandait cette somme pharaonique pour dommages et intérêts.

Pour se préparer à retourner en prison, Jérôme Kerviel est parti voir le Pape au Vatican. Il est rentré à pieds pour achever son pèlerinage. Et on dirait que la marche lui a donnée des idées.

Le 22 avril, il a, en effet, déposé plainte contre la banque pour subornation de témoin. Le témoin en question s’appelle Eric Cordelle. Il a été le supérieur de Jérôme Kerviel pendant plusieurs années. Jérôme Kerviel affirme qu’il aurait perçu une indemnité d’un million d’euros pour avoir témoigné en faveur de la banque lors des procès. L’homme en question a affirmé ne rien savoir sur les importantes prises de risques du trader.

Jérôme Kerviel a aussi eu des doutes par rapport à un incident qui se serait produit il y a plusieurs années. Éric Cordelle avait attaqué la banque aux prud’hommes pour licenciement abusif. Il a très vite retiré sa plainte.

L’année dernière, l’affaire était bouclée. Me Koubbi, l’avocat de Jérôme Kerviel, explique à l’AFP :

Après avoir versé sept années de salaire fixe à certains responsables hiérarchiques et collègues de Jérôme Kerviel, il est évident, au vu de la chronologie, que la Société Générale a également versé quelque chose à Eric Cordelle, supérieur hiérarchique direct de Jérôme Kerviel. La justice doit vérifier le montant de cette somme et déterminer quelle en est la contrepartie.

La Société Générale a répondu qu’il s’agissait

D’une gesticulation médiatique supplémentaire. Cette tactique, déjà utilisée à maintes reprises, vise a détourner l’attention du fond du dossier qui a pourtant été jugé trois fois, et de façon définitive sur le plan pénal, avec la confirmation de la culpabilité de Jérôme Kerviel.

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