Anne Sinclair dit ce qu’elle pense au sujet du film sur DSK

Anne Sinclair dit ce qu’elle pense au sujet du film sur DSK

Anne Sinclair n’est pas contente mais alors pas du tout. Dans une tribune libre, publiée, aujourd’hui, sur le site du Huffington Post, elle dit ce qu’elle pense du film sur DSk Welcome To New York. Attention, Anne Sinclair est furax. 

Anne Sinclair ne digère pas que quelqu’un ait pu faire un film sur l’affaire du Sofitel en 2011. A l’époque son mari, ex aujourd’hui, Dominique Strauss-Kahn, est impliqué dans un scandale sexuel. Les charges d’agressions sexuelles qui pèsent sur lui sont lourdes et le monde entier n’en perd pas une miette.

Depuis le 17 mai, Welcome To New York, film avec Gérard Depardieu est disponible en VOD et raconte cette tragique histoire.

La patronne du Huffington Post a clairement dit ce qu’elle pensait de cette création dans une tribune publiée sur son site.

Je laisse aux spectateurs et aux critiques le soin de juger ce film, s’ils ont envie de le regarder. Nombreux sont ceux d’ailleurs qui ont déjà exprimé leur opinion peu flatteuse, et leur ennui. Le personnage de Simone dans le film « Welcome to New York » prétend me représenter, je veux seulement dire ici mon dégoût. Dégoût, d’un film où l’exhibition permanente du corps de Gérard Depardieu, présentée comme une audace, donne en fait le haut le cœur. Dégoût des dialogues minables et grotesques.

Ce film a été réalisé par Abel Ferrara qui en prend aussi pour son grade.

Dégoût de la façon dont M. Ferrara représente les femmes, ce qui doit illustrer ses propres pulsions. Dégoût enfin et surtout du soi-disant face à face des deux personnages principaux, où les auteurs et producteurs du film projettent leurs fantasmes sur l’argent et les juifs. Les allusions à ma famille pendant la guerre sont proprement dégradantes et diffamatoires. Elles disent le contraire de ce qui fut. Mon grand-père a dû fuir les nazis, et a été déchu de sa nationalité française par le gouvernement de Vichy. Mon père a rejoint la France Libre et a combattu jusqu’à la Libération, avant de déplorer, Dire autre chose relève de la calomnie. Je ne pensais pas avoir à défendre aujourd’hui leur mémoire devant des attaques aussi clairement antisémites, motivées chez le réalisateur sans doute par ses propres problèmes, et chez le producteur par son goût du profit.

C’est clair !

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