On n’est pas couché: condamnés à 5.000 euros d’amende pour s’être moqués de Mireille Mathieu

On n’est pas couché: condamnés à 5.000 euros d’amende pour s’être moqués de Mireille Mathieu

Suite aux propos tenus en 2012 contre la chanteuse dans l’émission animée par Laurent Ruquier, France 2 vient d’être condamné à verser des dommages et intérêts à la chanteuse.

Il faut tout d’abord remettre les faits en contexte. Il y a de cela deux ans, les Pussy Riot avaient défrayé la chronique: trois de ces activistes féministes avaient été condamnées à deux ans de prison après avoir chanté une prière dite «punk» dans une église orthodoxe.

Suite à cela, la chanteuse Mireille Mathieu avait pris position et déclaré que ces jeunes filles étaient inconscientes, tout en condamnant l’action du groupe qu’elle avait qualifié de sacrilège. Ses propos avaient été diffusés à la télévision russe, et les chroniqueurs et invités de l’émission de Laurent Ruquier s’en étaient donné à coeur joie après avoir visionné le reportage.

Seulement voilà, un détail -et pas des moindres- avait été omis: tout comme l’avait confirmé la chaine russe, l’interview de la chanteuse avait été coupée au montage, et toute la partie ou l’interprète de Paris en colère demandait la clémence des autorités à l’égard des Pussy Riot n’avait pas été diffusée.

La chanteuse avait eu beau publier un communiqué pour expliquer qu’il y avait eu montage ainsi que ses véritables positions quant à l’affaire, peine perdue. En effet, ses propos ont continué d’être repris par l’équipe de Laurent Ruquier trois émissions de suite. Un comportement qui a fortement mécontenté l’artiste, qui a entamé une poursuite judiciaire.

Elle réclamait 100.000 euros pour les dommages causés, elle n’en obtiendra au final que 5.000 ainsi que le remboursement de ses frais de justice s’élevant à 4.000 euros environ.

Le tribunal a déclaré que les propos tenus dans l’émission On n’est pas couché relevaient d’une

évidente malveillance à l’en­contre de Mireille Mathieu, dans le but de la discré­di­ter aux yeux du public, et ce au mépris de la vérité au moyen d’une déna­tu­ra­tion des faits qui ne sauraient aucu­ne­ment être légi­ti­mée par un droit à l’hu­mour

Reste à savoir si, suite à ce procès perdu, France Télévisions a décidé de bien recadrer ses différents animateurs…

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