Évincée du service public après plusieurs années de bons et loyaux services, Christine Bravo, devenue chroniqueuse de Tout beau tout n9uf, a réglé ses comptes avec la direction. Sur le plateau du talk-show de W9, le 29 janvier dernier, l’intéressée a en effet fait des révélations fracassantes. Et ses anciens patrons chez France Télévisions n’ont pas été épargnés.

Sans surprise, cette séquence a suscité de nombreuses réactions, et même fait grincer des dents d’une partie de la classe politique. Jérémie Patrier-Leitus, président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, a aussi réagi à cette polémique. Et il n’a pas hésité à lancer un vif rappel à l’ordre à l’animatrice de 69 ans.  

" Quel mépris pour cette assemblée"

Auprès de nos confrères du journal Le Figaro, Jérémie Patrier-Leitus est revenu sur les propos cinglants de la chroniqueuse de TBT9. Et il faut dire que l’homme politique n’y est pas allé de main morte. "On ne peut pas lâcher des accusations aussi graves au détour d’une phrase dans une émission de télévision", commence-t-il.

Et de poursuivre :

Il y a une commission d’enquête en cours. Je peux engager des poursuites pénales, ça peut donner lieu à des condamnations pénales (…) Si elle a des éléments précis, qu’elle nous en informe et nous en tirerons les conclusions. Mais on ne peut pas se contenter de lâcher des petites phrases au détour de conversations dans les émissions de télévision ou sur les réseaux sociaux.

Christine Bravo ne s’est fait pas prier pour répondre à cette mise en garde du président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Et avec le franc-parler qu’on lui connaît, l’acolyte de Laurent Ruquier a dit tout haut ce qu’elle pense. "Quel mépris pour cette table et cette assemblée. Quel mépris de nous ramener à un truc de conversation de comptoir comme si on était une armée de pochetrons", s'insurge-t-elle.

Ça dit beaucoup de ce qu’il pense de vous (Cyril Hanouna, ndlr), de cette émission, de vous tous (les chroniqueurs, ndlr) et de vous téléspectateurs.

Christine Bravo persiste et signe

Continuant sur sa lancée, la collègue de Polska a indiqué que ce qu’elle avait dit aurait été mal compris.

Le deuxième point sur le service public, c'était : je pense que vous pourriez enquêter parce que peut-être, au conditionnel, vous trouveriez des collusions très étranges entre les dirigeants du service public de mon époque et certaines sociétés de pub qui vendaient des publicités, des billboards, moyennant quelques petites récompenses, peut-être.

Voilà qui est dit ! L'affaire risque de ne pas en rester là…