Souvenez-vous : Rachel Legrain-Trapani, Miss France 2007, s’est lancée dans l’humour avec son seul-en-scène Pas si Miss que ça. La mère de famille était à l’affiche du théâtre de la Comédie d’Avignon pour présenter son spectacle aux spectateurs. Bien décidée à faire salle comble, elle donnait de sa personne pour faire la promotion de ce projet directement dans les rues de la ville, allant à la rencontre des passants.

Malheureusement, le 17 juillet dernier, Rachel Legrain-Trapani a vécu une scène traumatisante puisqu’elle a été victime d’attouchements de la part d’un homme.

« Il y avait un mec qui rôdait déjà depuis un moment (…) mais naïvement, je n’y ai pas prêté attention. Lui, après, me demande une photo aussi. J’accepte, je fais des photos avec tout le monde. Et de là, il a commencé à me toucher. J'étais sur le cul dans le sens où je ne m'attendais pas à ça et, le temps que je réagisse, il part. Et là, ma copine essaie de l’attraper, elle appelle la police et il se fait arrêter », avait-elle confié.

Rachel Legrain-Trapani a rapidement porté plainte contre l’auteur des faits, âgé de 29 ans, qui a enfin été jugé.

Rachel Legrain-Trapani revient sur l’importance des mots pour les victimes

Celle qui avait annulé sa dernière date au Festival d’Avignon à la suite de cette affaire a de nouveau pris la parole à ce sujet ce mercredi 6 mai 2026. C’est sur son compte Instagram qu’elle a révélé que la justice avait enfin pu prendre une décision concernant le jeune homme.

« Il y a un an, j’ai été agressée en pleine rue pendant le festival d’Avignon où je jouais mon seul-en-scène “Pas si miss que ça”. Hier, la justice a rendu sa décision. Je n’ai pas envie de revenir sur les faits. Ils ont été entendus. Ils ont été jugés. Mais je veux dire une chose : les mots ont leur importance », a-t-elle d’abord déclaré en légende d’une publication Instagram.

Quand la justice a tranché, continuer à parler de “présumé” n’est pas anodin. Pour les victimes, ça compte. Comme tout le reste. Parce que non, ce n’est jamais “rien”. Parce que non, ce n’est pas normal », a-t-elle poursuivi.

Rachel Legrain-Trapani a pris la parole pour « celles qui n’osent pas »

Accusée par certains internautes d’avoir utilisé cette histoire pour faire la promotion de son spectacle, Rachel Legrain-Trapani est aujourd’hui revenue sur les raisons qui l’ont poussée à ne pas se murer dans le silence.

« Je me suis tue par le passé. Parce que c’est plus simple parfois. Parce qu’on minimise. Parce qu’on doute. Parce qu’on doit avancer. Mais se taire ne protège personne. Si j’ai pris la parole à ce sujet, c’est aussi pour celles qui n’osent pas. Celles qui doutent. Celles qui minimisent. Vous n’êtes pas seules ».

Un message fort et important pour toutes les victimes de telles agressions.