Passionné de cuisine, Jean Imbert a été formé durant sa jeunesse par des chefs reconnus, tels que Michel Rostang, Antoine Westermann ou bien Éric Briffard. En 2003, à 22 ans, il ouvre son premier restaurant dans la capitale, baptisé L’Acajou. Un établissement qui avait très bonne réputation, comme le rapportait déjà la presse de l’époque. C’est donc tout naturellement que le chef, décrit "audacieux et déjà très technique" par Le Figaro, a décidé de s’inscrire à la saison 3 de Top Chef, qu’il a remportée haut la main en 2012.
Depuis sa victoire, le compère de Norbert Tarayre a parcouru bien du chemin. Il a ainsi repris les rênes de La Case en 2019, le restaurant du Cheval Blanc St-Barth Isle de France, l’unique palace des Antilles françaises. L’année suivante, Jean Imbert ouvre To Share, à Saint-Tropez, en collaboration avec Pharrell Williams et le groupe LVMH, avant que deux autres établissements ne voient le jour en Floride, à Miami, puis à Ibiza, en Espagne.
Un homme en disgrâce
En juin 2021, Jean Imbert a connu la consécration lorsqu’il a été choisi pour succéder à Alain Ducasse, aux commandes des cuisines Plaza Athénée. Un choix assumé mais qui avait cependant quelque peu outré certains professionnels de la gastronomie française. "Dans cette magnifique cuisine, capable d'accueillir une brigade de haut vol, l'arrivée de Jean Imbert n'est pas un choix cohérent. C'est comme demander à un rockeur de faire un concert à l'Opéra de Paris", avait déploré l’un d’entre eux, dans les colonnes de Challenges.
Pourtant, l’arrivée du compère de Norbert Tarayre à la brasserie du Relais Plaza lui a permis d’obtenir sa première étoile au Guide Michelin, en 2022. En mars 2025, une seconde étoile lui a été décernée pour avoir revu avec soin la carte des restaurants de l’Hôtel Martinez, à Cannes, ce qui lui a valu une critique plus qu’élogieuse dans un article du Harper’s Bazaar. Mais seulement quelques mois plus tard, Jean Imbert s’est retrouvé au cœur d’un scandale qui pourrait bien lui coûter sa carrière.
Jean Imbert remercié
En effet, en août 2025, quatre anciennes compagnes du chef étoilé l’ont accusé de violences physiques et psychologiques, dans une enquête parue dans le magazine Elle. Parmi ces dernières, Alexandra Rosenfeld, qui a partagé la vie de Jean Imbert durant un an et contre lequel elle a déposé plainte en février dernier. D’après les déclarations de l’ancienne reine de beauté, son ex-compagnon lui aurait fracturé le nez lors du tournage de l’émission Recettes de fous, qu’ils ont animée ensemble en octobre 2013.
Aussi, au vu de toutes ces révélations, la direction du Plaza Athénée a décidé de se passer des services de Jean Imbert, comme on l’apprend dans les colonnes du Dauphiné Libéré. Deux mois seulement après l'annonce de la fin de sa collaboration avec Disneyland Paris, le restaurateur, qui a décidé de se mettre en retrait, va donc devoir céder sa place, cinq ans après sa venue.
Comme l'a rapporté une source bien informée, le directeur général du prestigieux établissement a annoncé en assemblée générale que Jean Imbert n'occuperait plus "le poste de chef et que c'était le chef exécutif actuellement en place qui prenait la tête des cuisines". S’il conserve néanmoins sa fonction de "directeur artistique", cette décision est à effet immédiat.
La direction de l’hôtel de luxe semble donc vouloir se dissocier définitivement de Jean Imbert, manifestement devenu persona non grata. D'ailleurs, d’après les informations du Progrès, l’établissement Jipa (Jean Imbert au Plaza Athénée, NDLR) devrait changer de nom d’ici la rentrée prochaine, avec le chef Jocelyn Harland derrière les fourneaux.