C’est une affaire qui remonte à 2016, lors du lancement de la websérie Les Faucons, produite par Jean-Marc Morandini. D’après une enquête publiée par Les Inrockuptibles, l’animateur se serait fait passer pour une directrice de casting afin de solliciter des demandes à caractère sexuel auprès des adolescents qui postulaient pour obtenir un rôle. Bien qu'il n'ait eu de cesse de clamer son innocence, Jean-Marc Morandini a été condamné à un an de prison avec sursis, reconnu coupable de corruption de mineurs.
L’homme de 60 ans a immédiatement fait appel de sa condamnation mais a vu sa peine alourdie le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis, assorti de 20 000 euros d’amende. Son pouvoi en cassation a également été rejeté, l’autorité ayant définitivement confirmé le verdict de la cour d’appel le 14 janvier dernier.
Malgré cette décision de justice, le groupe Canal+ n’a pas mis fin à sa collaboration avec Jean-Marc Morandini. En effet, ce dernier a conservé son poste sur CNews, où il anime Morandini Live depuis maintenant dix ans.
L’une des victimes de Jean-Marc Morandini prend la parole
De quoi susciter le malaise au sein des équipes, mais également la colère de l’une de ses victimes, qui s’est exprimée ce jeudi 29 janvier, sur le plateau de BFMTV. Axel a ainsi dénoncé le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne, alors que la justice a reconnu sa culpabilité à trois reprises.
Âgé de 25 ans aujourd’hui, le jeune homme avait été sollicité par l’animateur à l’âge de 15-16 ans, alors qu’il cherchait à effectuer un stage dans les médias. Jean-Marc Morandini avait fini par se montrer plus qu’insistant, en lui demandant constamment de lui envoyer des photos à caractère sexuel. Axel affirme que cette emprise a pesé sur sa vie et estime que la décision de la chaîne, qu’il peine à comprendre, envoie "un message catastrophique aux victimes de violences sexuelles".
Des réactions mitigées
Le maintien de Jean-Marc Morandini à l’antenne a aussi quelque peu suscité le malaise au sein des membres des équipes de CNews. Si la plupart d’entre eux ont préféré ne pas faire de commentaires, Sonia Mabrouk a été l’une des premières à réagir, déclarant qu’elle ne cautionnait en aucun cas les agissements de son collègue. Quant à Laurence Ferrari, la présentatrice a fait savoir qu'elle se sentait "interpellée", tout en proclamant sa "totale loyauté professionnelle" envers la chaîne.
Jean-Marc Morandini a par ailleurs été condamné le 22 janvier dernier pour harcèlement sexuel et travail dissimulé, après s’être désisté du dernier pourvoi en cassation.