Une présence qui dérange ? Quelques jours après les déclarations de Sonia Mabrouk et Pascal Praud, Laurence Ferrari a pris la parole à son tour concernant la condamnation de Jean-Marc Morandini.

En décembre 2022, ce dernier a été condamné à un an de prison avec sursis pour harcèlement sexuel et corruption de mineurs. D’après une enquête publiée par Les Inrockuptibles en 2016, l’animateur se serait fait passer pour une directrice de casting afin de solliciter des demandes à caractère sexuel auprès d'adolescents qui postulaient pour obtenir un rôle dans sa websérie, Les Faucons.

Des accusations que Jean-Marc Morandini a toujours niées avec vigueur, notamment lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a affirmé être victime d’un complot. Il a d’ailleurs fait appel de la décision du tribunal. Mais sa peine a été alourdie le 21 mars 2025 à deux ans de prison avec sursis, assortie de 20 000 euros d’amende et interdiction définitive de travailler au contact des mineurs.

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Jean-Marc Morandini @ DR

"Je me sens interpellée"

Déterminé à obtenir gain de cause, celui qui vient de perdre son père s’est alors pourvu en cassation. Une dernière tentative vaine puisque l’autorité a rejeté sa requête le 14 janvier 2026 et a confirmé le verdict de la cour d’appel de Paris. Pourtant, contrairement à Cauet, qui a été écarté de NRJ12 immédiatement après avoir été accusé de viol et d’agression sexuelle, Jean-Marc Morandini a conservé son poste sur CNews, où il anime Morandi Live depuis 2016. De quoi susciter des réactions mitigées parmi ses collègues.

C’est notamment le cas de Laurence Ferrari, qui a réagi à l’affaire dans les colonnes du Parisien. "Depuis des années, ma parole est portée par des valeurs que chacun connaît. Ce sont des valeurs d’humanité, de fraternité, de solidarité. En tant que femme et mère de famille, je me sens interpellée au-delà du plan professionnel par la situation que nous vivons à CNews", a commencé l’ancienne présentatrice du JT de TF1.

Elle a également tenu à rappeler son engagement personnel "dans la défense des plus vulnérables et dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes". Raison pour laquelle elle souhaitait vivement se faire entendre :

Il me paraissait important d’apporter ma voix aujourd’hui pour leur dire que je suis à leurs côtés. Je le prouve d’ailleurs tous les jours sur l’antenne de CNews en interviewant beaucoup de victimes.

A-t-elle déclaré.

Et de condamner, au passage, les agissements de Jean-Marc Morandini : "C’est une évidence".

Distante mais loyale

Cependant, l’animatrice de Punchline fait une différence entre la condamnation de Jean-Marc Morandini et son maintien à l’antenne de CNews.

Je suis très engagée dans mon groupe et très fière d’y être. Je suis aussi très heureuse des valeurs portées par la liberté d’expression qu’on y défend tous ensemble avec les 200 collaborateurs de la rédaction. Il n’y a donc pas du tout de malaise. Il y a simplement une décision prise par la direction et qui lui appartient. Ma loyauté professionnelle envers cette chaîne reste totale.

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Laurence Ferrari @ CNews

Si elle estime ne pas avoir à exiger que Jean-Marc Morandini mette fin à sa collaboration avec le groupe Canal+, Laurence Ferrari a rappelé "les valeurs qui {la} guident depuis toujours". "Je donne chaque jour sur l’antenne de CNews la parole aux victimes", a-t-elle souligné.

Au moment de la mise en examen de l’intéressé, le groupe Canal+ avait affirmé via un communiqué que le présentateur serait licencié s’il était reconnu coupable des faits reprochés. Mais Jean-Marc Morandini a visiblement su plaider sa cause, puisqu’il est toujours en poste. "On assume complètement", a d’ailleurs fait savoir Gérald-Brice Viret, le directeur général de Canal+ France, au lendemain du jugement.

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