Vlada Dzyuba touchait enfin son rêve du doigt, celui de défiler comme les grandes. Mais l'adolescente est finalement décédée ce vendredi 27 octobre, victime d'une ménin­gite, rapporte The Siberian Times. Or, les conditions de travail qu'elle subissait posent également question. Car les autorités russes dénoncent un « travail forcé ». En effet, avant de s'écrouler et de tomber dans le coma, la jeune fille de 14 ans venait de travailler treize heures d'affilée.

Des conditions de travail trop difficiles pour une enfant ?

La mère de la jeune mannequin s'est confiée à NTV, une chaîne de télévision russe. Elle relate les dernières heures de vie de sa fille.

Elle m'appelait en disant : 'Maman, je suis si fatiguée. Je veux tellement dormir'. Ça devait être le début de la maladie. Puis sa température a grimpé, elle avait beaucoup de fièvre. Je n'arrivais pas à dormir, je l'appelais constamment, la suppliant d'aller à l'hôpital.

Mais Vlada n'écoutera pas ses conseils...

L'autopsie réalisée a bien révélée qu'elle est décédée d'une ménin­gite mais le surmenage aurait pu précipiter sa mort. C'est en tout cas ce dont sont persuadées les auto­ri­tés russes qui demandent aujourd'hui davantage d'informations sur les conditions de son décès.

Visiblement, les termes de son contrat n'ont pas été respectés comme par exemple son temps de travail quotidien (largement dépassé) et l'absence de couverture médicale.

Son agence se défend

L'agence de mannequins ESEE pour laquelle travaillait Vlada Dzyuba est sortie du silence. Dans un communiqué elle explique qu'elle regrette « d'avoir perdu un ange ». Elle nie être responsable de cette disparition tragique en précisant que l’adolescente a commencé à se sentir mal le 24 octobre, soit six jours après la fin de la Semaine de la mode, durant laquelle elle défilait. Le directeur général de la société a souligné que leur jeune mannequin travaillait huit heures pas jour, comme le permet la réglementation chinoise.