Celle qui brille à la présentation de 50’ Inside sur TF1 depuis 2023 a également la chance d’être la remplaçante de Marie-Sophie Lacarrau au journal de 13 heures. Devenue un visage bien connu des téléspectateurs, Isabelle Ithurburu, qui a commencé son métier de journaliste dans le milieu du sport, a su évoluer.

Isabelle Ithurburu a fait des cauchemars du 13h de TF1

Face aux nombreux challenges qu’elle a dû relever, elle se souvient notamment des premiers journaux de 13 heures qu’elle a dû présenter. C’est auprès de Télé-Loisirs qu’elle s’était alors confiée.

«C'était terrible, j'en faisais des cauchemars la nuit. J'avais peur que les gens soient sceptiques, car je venais du monde du rugby. Mais tout s'est bien passé car je suis la même, et ce, quelle que soit l'émission que je présente. Je m'adresse vraiment aux téléspectateurs, je ne joue pas un rôle.»

Car oui, malgré son sourire à toute épreuve, Isabelle Ithurburu n’en reste pas moins quelqu’un d’angoissé.

Une animatrice angoissée

C’est dans La Tribune Dimanche, ce dimanche 5 juillet 2026, qu’elle a d’abord pu revenir sur son empathie naturelle, qui est parfois trop envahissante.

«Je ressens les émotions des autres et cela peut être épuisant. Malgré tout, je préfère être comme ça. Je me dis que c'est une qualité et que nous gagnerions tous à être un peu plus attentifs les uns aux autres.»

Dans la suite de son entretien, c’est son côté angoissé qu’elle a souhaité souligner.

«En revanche, je suis une angoissée optimiste. Comme je suis très organisée et que je souris beaucoup, cela ne se voit pas forcément. Mais mon corps, lui, encaisse. Ce n'est pas de la colère, plutôt une forme de pression intérieure que j'essaie d'apprivoiser au quotidien. Le paradoxe, c'est que cette angoisse peut parfois se transformer en culpabilité, parce que je mène pourtant une vie très heureuse.»

Isabelle Ithurburu a trouvé sa place, elle qui a connu des débuts difficiles dans le domaine du sport, à une époque où les femmes n’y étaient pas encore vraiment acceptées.

«Il y avait très peu de femmes dans le journalisme sportif. J’ai parfois senti du scepticisme, surtout dans certaines rédactions. En revanche, les joueurs, les entraîneurs, les dirigeants m’ont immédiatement très bien accueillie. Je n’ai jamais cherché à me faire passer pour la plus grande spécialiste du rugby. Je ressemblais davantage à la passionnée dans les tribunes qu’à l’experte qui sait tout.»