Un moyen de soulager sa conscience ? L’affaire Cédric Jubilar vient tout juste de connaître un nouveau rebondissement, qui signe certainement la résolution d’un mystère qui n’en était plus vraiment un. Au petit matin de ce lundi 6 juillet 2026, on apprenait que le principal mis en cause était passé aux aveux, neuf mois après avoir été condamné à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Haute-Garonne, à Toulouse, pour le meurtre de Delphine Aussaguel, épouse Jubilar.
Alors qu’il avait jusque-là toujours nié les faits, c’est par écrit que Cédric Jubilar a reconnu sa culpabilité, dans une lettre manuscrite adressée à l'un de ses deux avocats, Me Pierre Debuisson. "Il m’a remis un écrit détaillé en formulant des aveux de culpabilité", a rapporté l’homme de loi, dans les colonnes de La Dépêche du Midi.
Des révélations glaçantes
Dans ce courrier qui fait office de pièce capitale, le peintre plaquiste de 38 ans raconte les faits en détail, qui se sont déroulés dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 au domicile du couple de Cagnac-les-Mines, dans le Tarn.
C’est une énième dispute conjugale qui aurait été à l’origine du drame, Delphine Jubilar ayant fait part de son envie de refaire sa vie avec son amant, après de sept ans de mariage. Les insultes auraient alors fusé et Cédric Jubilar aurait fini par commettre l’irréparable. Il a également été confirmé qu’il a bien utilisé la Peugeot 207 de son épouse pour transporter le cadavre de l’infirmière de 33 ans.

Le père de Louis et d'Elyah se dit désormais prêt à livrer des éléments qui permettront de mettre en lumière les circonstances de cette tragédie et surtout, à dévoiler l’endroit où il a dissimulé le corps de la mère de ses enfants, afin qu’elle ait enfin droit à une sépulture. "Pour l’heure, Cédric Jubillar réserve les détails des circonstances de la disparition de son épouse à la justice et se met entièrement à sa disposition pour livrer toutes les précisions nécessaires", ont indiqué ses avocats.
La fin d’un tourment qu’il s’infligeait à lui-même ?
Toujours auprès de La Dépêche du Midi, Me Pierre Debuisson s’est dit fier d'avoir impulsé ce tournant majeur dans l’une des affaires criminelles les plus médiatisées de France. "Durant ces derniers mois, j’ai pu créer un véritable lien de confiance avec Cédric Jubillar. J’ai senti un homme affaibli, mais qui avait besoin de parler", s’est souvenu l’avocat toulousain.
Et de poursuivre, plus que satisfait de la tournure des événements :
Et au fil de nos rencontres, il a reconnu sa participation dans cette affaire, avec soulagement, après toutes ces années où il s’est senti maltraité par les enquêteurs et harcelé par la pression médiatique. Dans cette démarche, il veut aussi donner une sépulture à la mère de ses deux enfants. Je suis fier de ce travail effectué pour la manifestation de la vérité et dans l’intérêt de la justice.
Cette prise de parole de Cédric Jubilar va contraindre la justice "à repartir de zéro, puisque tout est à refaire", soulignent nos confrères. Notamment en ce qui concerne les recherches pour retrouver les restes de Delphine Jubilar. "Un supplément d’information pourrait être ouvert par la présidente, Marie Leclair, avec à la clé plusieurs actes à réaliser", a ajouté le journal local.
Cédric Jubillar est de nouveau attendu devant la cour d’assises d’appel de Toulouse le 21 septembre prochain. Un nouveau procès de quatre semaines qui s'annonce retentissant, au vu de ces confessions inattendues.