Ségolène Royal juge que la nomination de Gérald Darmanin est un « problème »

Ségolène Royal juge que la nomination de Gérald Darmanin est un « problème »
Ségolène Royal, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, a donné un avis particulièrement tranché sur la composition du nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron.

Jusqu’au bout, Ségolène Royal aura sans doute espéré un appel d’Emmanuel Macron. Dimanche 5 juillet, elle expliquait même avoir été contactée par un de ses proches. Mais, lorsque le nouveau gouvernement du Premier ministre Jean Castex a été dévoilé, son nom n’y figurait pas. Elle retrouve donc désormais sa liberté de parole.

Ségolène Royal particulièrement offensive

Au cours des derniers mois, elle avait déjà régulièrement dénoncé le gouvernement précédent. On avait ainsi pu la voir critiquer une politique aux airs de « publicité », ou encore multiplier les attaques contre la gestion de la crise du coronavirus. Cette fois, c’est Gérald Darmanin qui est dans son viseur. L’ancien ministre de l’Action et des Comptes Publics a récupéré un nouveau poste dans ce gouvernement puisqu’il est désormais ministre de l’Intérieur. Une nomination qui a fait particulièrement réagir puisqu’il est accusé de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance.

Ségolène Royal s’est donc jointe aux cohortes qui critiquent ce choix. Invitée des Grandes Gueules sur RMC Story, l’ancienne ministre a estimé que la nomination posait « bien sûr » « un problème ». Si Gérald Darmanin bénéficie de la présomption d’innocence, elle a détaillé pourquoi c’est un choix qui fait débat de son point de vue.

Imaginons, pour savoir si c’est un problème ou pas : est-ce qu’une enquête judiciaire sur un ministre pour emploi fictif, par exemple, aurait empêché la nomination de ce ministre ? C’est évident. Donc une enquête judiciaire pour viol, c’est moins grave qu’une enquête judiciaire pour emploi fictif…

Par ailleurs Ségolène Royal craint la présence d’un conflit d’intérêts. En effet, Gérald Darmanin va avoir l’autorité hiérarchique sur les policiers qui « vont enquêter sur son cas ». L’enquête contre le ministre de l’Intérieur concerne des faits qui se seraient déroulés en 2009. Elle a été rouverte au mois de juin dernier.

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