Ce lundi 2 février, Léa Salamé était présente à l’Assemblée nationale afin de répondre aux questions de la commission parlementaire sur l’audiovisuel public. Ainsi, elle a vu les membres de la commission l’interroger... sur son salaire au JT de France 2.

Pour rappel, la journaliste est aux commandes du JT de 20H de France 2 depuis le 1er septembre dernier.

La mise au point de Léa Salamé sur son salaire

Face au rapporteur Charles Alloncle (Hérault, Union des droites pour la République), celle qui a succédé à Anne-Sophie Lapix n’a esquivé aucune question, pas même celles sur son salaire.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Léa Salamé a été particulièrement transparente sur le sujet. "Pour ce qui est du 20 heures, j’ai accepté la rémunération qui m’a été proposée sans discussion et sans négociation aucune (…) France Télévisions m’a dit que c’était la même rémunération que mes prédécesseurs au 20 heures. Je n’ai pas demandé un euro de plus. Ce sont des salaires qui sont très confortables, mais qui sont bien inférieurs aux salaires des chaînes privées”, a-t-elle assuré.

D’ailleurs, elle a précisé au passage avoir refusé des offres dans le privé “beaucoup plus lucratives”. En effet, Léa Salamé aurait notamment décliné une offre particulièrement alléchante de la part de BFM TV. Nos confrères de Libération rapportaient cet été : "BFM lui proposait l’équivalent (de Quelle époque !, NDLR), chaque soir, pour un salaire proche de 50 000 euros par mois. Salamé a préféré le JT de France 2, qui alignait deux fois moins, à condition de garder son émission".

Face à la commission d’enquête, Léa Salamé a assuré ne pas être “guidée par l’appât du gain”.

Son rôle dans "Quelle époque"

La journaliste a également tenu à s’expliquer sur son rôle de productrice pour Quelle époque !, émission qu’elle continue d’animer le samedi soir sur France 2. "Je suis coproductrice de Quelle Époque ! (…) Il y a un point très important que je tiens à préciser, puisqu’il s’agit d’argent public : c’est que j’étais productrice de Quelle Époque ! avant d’être salariée de France Télévisions (...) Tous les hommes le font, pas les femmes, qui restent salariées des producteurs. Et à 50 ans, elles se font dégager et ne font plus rien", a-t-elle expliqué.

Voilà qui a le mérite d’être clair.