Mère de Roxane (née en 1991) et Norman (né en 1995), l’animatrice Valérie Damidot a eu ses deux enfants avec un homme qui a été violent avec elle. Elle avait notamment pu en parler dans son autobiographie Le Cœur sur la main, le doigt sur la gâchette, parue en 2016.

Elle s’était alors exprimée sur le changement progressif du comportement de son ex-compagnon. « Je l’ai rencontré l’année de mes 21 ans. Coup de foudre. Le Connard était beau, sympa, drôle et brillant. Peu à peu, la situation s’est dégradée. Il devenait difficile à vivre… Il piquait des colères… Je me suis retrouvée aux urgences… Je me suis sauvée à temps… », avait-elle écrit.

Valérie Damidot victime de violences conjugales : « Je savais que c’était un psychopathe »

Dans une interview accordée à Mesdames Média sur YouTube, Valérie Damidot a été interrogée par Ariane Massenet.

Si cette partie de sa vie très privée s’est retrouvée exposée dans les médias, l’ancienne animatrice de D&CO a confié dans cette récente interview que Marc-Olivier Fogiel avait rendu son passé de femme battue public à la télévision il y a une vingtaine d’années.

« Je ne voulais pas du tout dire que c’était le père de mes gosses parce que je savais que c’était un psychopathe. Mes enfants étaient petits, j’avais peur qu’il les fasse chier », a-t-elle révélé avant d’ajouter : « Maintenant, je n’en ai plus rien à secouer. Ils ont grandi, et ils savent très bien ce qui s’est passé. »

« Je ne peux pas faire d’implant » : les conséquences des coups de son ex

Dans la suite de son récit, elle a évoqué les conséquences qu’elle subit encore aujourd’hui des coups portés par son ex-conjoint.

« J’ai perdu des dents aujourd’hui. Je ne peux pas faire d’implant tellement il a frappé fort, il m’a fracturé les os. Je ne pourrai jamais faire d’implant dans ma gueule. Il faut en parler. Il faut dire que ce n’est pas une fatalité. Tu peux t’échapper, tu peux t’en sortir. »

Valérie Damidot a également tenu à rappeler les difficultés qu’il y a à quitter son compagnon et la manière dont les pervers narcissiques parviennent à faire culpabiliser les victimes auxquelles ils s’en prennent.

« C’est très dur, évidemment, si tu n’es pas autonome financièrement, si tu n’as pas un travail. Et puis, il faut malgré tout beaucoup de courage, on ne va pas se mentir. Aujourd’hui, ça va un tout petit peu mieux parce qu’il y a eu quand même des gens qui ont témoigné. Mais encore aujourd’hui, tu vois bien qu’il y a des femmes qui portent plainte et les plaintes sont classées sans suite. »

Depuis plus de 20 ans maintenant, Valérie Damidot vit sa vie avec Régis Viogeat, de six ans son cadet, loin de son passé de femme battue.