Cela fait maintenant plusieurs années que Brigitte Macron fait l’objet de rumeurs transphobes, aussi absurdes que tenaces. Selon ses détracteurs, l’épouse du président de la République serait une femme transgenre, née sous le nom de Jean-Michel Trogneux. Des ragots infondés qui ont principalement vu le jour sur les réseaux sociaux, relayés en masse par des comptes d’extrême droite ou conspirationnistes et qui ont fini par dépasser les frontières.
Pour ne rien arranger, Brigitte Macron est également victime de nombreux messages haineux, notamment en ce qui concerne la différence d’âge au sein de son couple. Aussi, face à toutes ces attaques en ligne, la Première dame a pris le taureau par les cornes et a porté plainte en août 2024 pour cyberharcèlement. Une démarche qui a mené à l’ouverture d’un procès le 27 octobre 2025, devant la 10ᵉ chambre correctionnelle du tribunal de Paris.
La justice prononce son verdict
C’est ainsi que dix personnes, huit hommes et deux femmes, aux profils très divers, ont fait face à leurs juges et ont dû répondre de leurs actes. À l’issue des audiences, le procureur Hervé Tétier avait requis des peines allant de trois à douze mois de prison avec sursis contre neuf des dix prévenus, assorties d’amendes pouvant atteindre 8 000 euros, ainsi qu’une mesure de travail d’intérêt général pour le dixième accusé. Et son réquisitoire a été entendu.
Ce lundi 5 janvier 2026, le tribunal correctionnel de Paris a confirmé des sanctions significatives. Ainsi, huit prévenus ont été condamnés à des peines allant de 4 à 8 mois de prison avec sursis, en raison d’une "volonté de nuire à la plaignante", dans des "termes malveillants, dégradants et insultants" sur sa "prétendue pédocriminalité" à cause de ses 25 ans d’écart avec son mari, comme l'a détaillé Thierry Donnard, le président du tribunal.
En revanche, ce dernier s’est montré plus sévère à l’encontre de l’un des accusés, auquel il a infligé 6 mois de prison ferme, pour ne pas s’être présenté à l'audience.
D’autres condamnés à l’international ?
Les "instigateurs" de toute cette affaire ont, quant à eux, écopé de peines plus lourdes. C’est le cas d’Aurélien Poirson-Atlan, connu sous le pseudonyme Zoé Sagan sur le réseau X, de Delphine J., alias Amandine Roy, médium à l’origine d’une vidéo devenue virale diffusée sur YouTube, et du galeriste Bertrand Scholler.
Les autres ont été présentés comme des "suiveurs", qui se seraient simplement "laissés aller" depuis "leur canapé". Pour finir, le dernier accusé a été condamné à un stage de sensibilisation aux infractions commises en ligne. À noter qu’il est le seul à avoir présenté ses excuses.
Très heureuse en découvrant l'issue du procès dans la presse, Thiphaine Auzière, qui a assuré la défense de sa mère, a partagé un extrait de l’article de Franceinfo dans sa story sur Instagram. En légende, elle a ajouté : "Et boom", ainsi que le hashtag «#Stopharcèlement» afin de faire passer un message de prévention aux internautes.

La veille du verdict, Brigitte Macron était reçue sur le plateau du JT de 20h de TF1, aux côtés de Didier Deschamps. Après avoir évoqué l’opération Pièce Jaunes, Audrey Crespo-Mara l’a tout naturellement interrogée sur les rumeurs dont elle fait l’objet. Et la septuagénaire a bien fait comprendre qu’elle n’a pas l’intention de se laisser faire.
Je veux aider les adolescents à se battre contre le harcèlement et si je ne montre pas l’exemple, ça va être difficile.
A déclaré celle qui a reçu le soutien des habitants de sa ville natale.
D’ailleurs, elle n’en a pas fini avec la justice.
J’en ai un autre (procès, NDLR) contre les deux femmes qui sont en train de jouer avec ma généalogie en prétendant que je suis un homme.
En effet, parallèlement à ces affaires françaises, Brigitte Macron a aussi engagé des poursuites en diffamation aux États-Unis contre Candace Owens. Cette influenceuse conservatrice américaine a connu un pic de notoriété en 2025 grâce à une série de vidéos intitulée Becoming Brigitte (Devenir Brigitte) et inspirée du livre de Xavier Poussard, avec lequel elle collabore étroitement sur le sujet.