Le 28 décembre 2025, la France a perdu l’une de ses icônes nationales. Après avoir tourné avec les plus grands réalisateurs, acquis une renommée internationale puis consacré la majeure partie de sa vie à la défense des animaux, Brigitte Bardot a tiré sa révérence à l’âge de 91 ans. C’est à La Madrague, sa villa mythique de Saint-Tropez, que la star a rendu son dernier souffle.
La mémoire de celle qui aura marqué plusieurs générations a été honorée sur les réseaux sociaux, de la part de personnalités publiques comme autant d’anonymes. Mais alors qu’elle a eu droit à un hommage (quelque peu perturbé) lors de la 51ème cérémonie des César, cela n’a pas été le cas lors de celle des Oscars, qui a eu lieu en mars dernier. De quoi outrer son mari Bernard d’Ormale : "C’est scandaleux ! Ce sont des cons", s’est-il insurgé, dans les colonnes de Var-Matin.
Un héritage conséquent
Cependant, le jeune veuf est actuellement plus préoccupé par la succession de Brigitte Bardot, avec toutes les formalités administratives que cela implique. "Le testament a été ouvert et un inventaire est en cours. C’est obligatoire, c’est la loi. Il faut faire une estimation sur tout ce qui appartenait à Brigitte. Des objets aux biens immobiliers, dont un appartement sur Paris où j’ai l’usufruit", a-t-il expliqué. Et d’ajouter qu’une "grande partie reviendra à son fils Nicolas".
Contrairement à sa mère, Nicolas-Jacques Charrier a préféré vivre loin des médias, d’autant plus que les deux n’étaient pas particulièrement proches. Mais d’après Bernard d’Ormale, ils entretenaient néanmoins "de bons rapports", même s’ils ne se voyaient pas souvent.
Il est tout de même venu quelques fois avec toute sa famille à Saint-Tropez ces vingt dernières années. Ce n’était pas son truc mais Brigitte était arrière-grand-mère !
Un fils mal-aimé ?
Après son divorce avec Roger Vadim, qui lui a offert le rôle de sa vie dans le film Et Dieu… créa la femme, Brigitte Bardot a convolé en secondes noces avec Jacques Charrier en juin 1959, qu’elle a rencontré sur le tournage de Babette s’en va-t-en guerre. Mais effrayée à l’idée de devenir mère, elle a très mal vécu sa grossesse et avait même envisagé d'avorter lorsqu’elle a appris qu’elle était enceinte.
Le 11 juin 1960, Brigitte Bardot a accouché de son fils unique à domicile, un moment qu’elle a décrit en des termes qui ont profondément blessé Nicolas-Jacques Charrier. "Ma grossesse était neuf mois de cauchemar. C'était un peu comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin", avait-elle écrit dans ses mémoires, Initiales B.B.
Peu après la parution de l’ouvrage, elle avait même assené au cours d’une interview :
J'aurais préféré accoucher d'un petit chien.
Brigitte Bardot et Jacques Charrier ont divorcé en 1963 et ce dernier a obtenu la garde de leur fils. L’actrice a par la suite été peu présente durant son enfance, ce qu’elle n’a jamais nié. Malgré tout, ils avaient fini par renouer le contact des années plus tard, comme l’avait révélé la journaliste Mireille Dumas, à qui l’on doit le documentaire Brigitte Bardot, L’insoumise.
Désormais, Nicolas Charrier vit à Oslo, en Norvège, avec sa femme et leurs deux filles. Une distance qui ne l'a pas empêché de rendre parfois visite à sa mère :
J'ai proposé à Brigitte d'aller voir son fils, ça s'est bien passé. Ils ne se voient pas beaucoup mais il est souvent avec femme et enfants à la Madrague.
Avait d'ailleurs confié Bernard d'Ormale, à Paris Match.