Alors que le second tour des élections municipales aura lieu dans quelques jours, le 22 mars, les débats font rage. Ce mercredi 17 mars, BFM TV organisait un débat entre Rachida Dati, Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou, les trois candidats en lice pour la mairie de Paris.
Il n’est pas rare que des personnalités publiques se mêlent au débat. En effet, si certaines préfèrent ne pas évoquer la politique, d’autres n’hésitent pas à prendre position afin de défendre leurs idées.
“Je ne me sens plus représenté par cette gauche”
Comédien engagé, Elie Semoun a souvent dit tout haut ce que certains pensaient tout bas. Invité de Pascal Praud ce jeudi 18 mars sur Europe 1, l’humoriste a reconnu qu’il était loin d’être neutre et n’a pas hésité à évoquer ses opinions politiques.
"À l'époque où on pouvait parler de politique, moi j'étais à fond pour Lionel Jospin — d'ailleurs je le fréquentais — et pour Bertrand Delanoë, puisque ma famille a toujours été socialiste, de gauche… Maintenant, je ne peux plus dire que je suis de gauche clairement ! Je ne me sens pas du tout représenté dans cette gauche-là. Ce n'est pas la gauche que mes parents adoraient", a-t-il confié.
Une nostalgie de la liberté de ton
S’il semble regretter la gauche d’autrefois, Elie Semoun, qui est de retour sur scène avec un nouveau spectacle, confiait il y a quelque temps être également nostalgique de la liberté de ton de ses débuts. Sur le plateau de C à vous, il évoquait l’un de ses anciens spectacles avec son ancien complice, Dieudonné.
Ainsi, il expliquait : “On avait une affiche. Moi, j'étais quand même déguisé en SS et Dieudo en Ku Klux Klan… Ça ne choquait personne. Ça faisait rire tout le monde parce que les gens savaient que c'était du second degré.”
Et de poursuivre :
Alors que maintenant, c'est terrible. Il y a des associations, des communautés, des gens qui se choquent pour plein de choses. Moi, ça m'exaspère, mais c'est comme ça.
L’humoriste, qui est récemment devenu papa pour la deuxième fois, semble aujourd’hui regretter cette époque.