Ce mercredi 18 février, Canal+ a diffusé le documentaire Génération Biétry, rendant hommage à Charles Biétry, ancien journaliste et directeur des sports de la chaîne, aujourd’hui âgé de 82 ans.

C’est en 2023 qu’il a révélé être atteint de la maladie de Charcot, une terrible pathologie neurodégénérative qui entraîne une paralysie croissante. Aujourd’hui, il ne peut plus parler et se déplace à l’aide d’un fauteuil roulant.

Dans ce documentaire, un souvenir particulièrement marquant est revenu à l’esprit de Charles Biétry.

Charles Biétry et cette chanson qu’il souhaite pour ses funérailles

Durant le documentaire, Charles Biétry a été confronté aux images de la prestation de Ray Charles sur son titre Georgia, sur un plateau télévisé à Atlanta, que Charles Biétry dirigeait alors.

“Quand les premières notes se sont envolées dans le studio, j’ai cru ressentir son regard, qui n’existait pourtant pas, se poser sur moi. C’était beau, simplement beau. Je crois que ce jour-là, j’ai touché au sacré et jamais une telle émotion ne m’aura envahi”, a-t-il confié.

Ce souvenir impérissable a fait fondre en larmes Charles Biétry, qui a alors partagé l’une de ses dernières volontés.

“Lorsque mes enfants embarqueront pour disposer mes cendres dans l’océan, au large de Carnac, c’est la musique de Georgia qui nous accompagnera.”

L’ancien journaliste était également revenu sur sa vision de la fin de vie.

Charles Biétry souhaite choisir la fin de sa vie

“Je me suis aperçu qu’une montagne de souffrances pour moi et pour les miens allait se dresser devant moi et qu’on ne me laissait pas libre de choisir mon chemin vers la mort. Avoir mal, étouffer, ne plus communiquer, obliger ma femme et mes enfants à attendre. Où était la liberté ? Où était la dignité ?”, avait-il expliqué au Parisien en janvier.

En 2023, il avait confié avoir prévu de passer les derniers jours de sa vie en Suisse. Ce projet a refait surface après la dissolution, en 2024, du projet de loi sur la fin de vie qui avait été annoncé par Emmanuel Macron.

“Si ma situation se dégrade, si ma famille s’enfonce dans le chagrin et la douleur, tout est prêt en Suisse pour m’accueillir. Ma femme et mes enfants m’accompagneront et, en leur souriant, j’espère, j’avalerai l’ultime cachet.”

Charles Biétry, qui connaît déjà l’issue de cette terrible maladie dont il est victime, souhaite avoir le choix de partir avant que la paralysie ne prenne le dessus sur lui-même.