Ce samedi 28 février 2026, l’Operation Epic Fury, une offensive militaire conjointe des États-Unis et d’Israël, a été lancée contre l’Iran, visant principalement des infrastructures militaires et des quartiers stratégiques. L’ayatollah Ali Khamenei, qui dirigeait le pays depuis 1989, ainsi que plusieurs membres de sa famille, ont été tués lors de l’attaque, marquant la fin de quarante ans d’un régime théocratique et totalitaire.
Cependant, la riposte de l’Iran a été immédiate, avec des attaques de missiles sur les bases américaines et israéliennes installées dans la région. Et notamment à Dubaï, où résident de nombreux influenceurs français, plus qu’angoissés par la situation. Alors que ces derniers ont multipliés les stories et s’interrogent sur un éventuel rapatriement par le gouvernement, une ancienne tête couronnée est elle aussi bloquée aux Émirats arabes unis à cause du conflit.
Un ancien roi sous protection rapprochée
Il s’agit de l’ex-roi d’Espagne Juan Carlos Ier, qui a élu domicile à Abou Dhabi, la capitale de l’État fédéral créé en 1971. En dépit de son statut et de la situation, l’octogénaire est contraint de rester sur place, l’espace aérien de la région ayant été fermé à cause des frappes militaires en cours à Téhéran et des attaques de représailles dans les pays voisins. Malgré tout, des sources ont indiqué au média espagnol Hola que Juan Carlos est "calme et en sécurité", bien qu’une inquiétude subsiste, car "tout peut arriver".

Âgé de 88 ans, le mari de la reine Sofia séjourne actuellement dans un hôtel à Abou Dhabi, en attendant la fin des travaux de rénovation de sa propriété. Toujours selon cette même source, il s’agit de la meilleure solution possible pour assurer la sécurité de l’ancien monarque : "Il est mieux là-bas pour le moment, car il est moins isolé". Il se murmure cependant que l'ex-roi aurait parfois le mal du pays.
Un règne controversé
Avant sa mort en 1975, le dictateur Francisco Franco a décidé de rétablir la monarchie. C’est ainsi que Juan Carlos a accédé au trône espagnol à l’âge de 37 ans et rétabli la démocratie dans le pays. Très populaire au début de son règne, il s’est toutefois retrouvé empêtré dans plusieurs scandales, qui ont quelque peu terni son image. Notamment en 2012, lorsqu’il a été révélé au grand jour qu’il avait participé à un couteux safari de chasse à l’éléphant au Botswana, alors que l’Espagne traversait une grave crise économique.
L’année suivante, Juan Carlos a décidé d’abdiquer et cédé la couronne à son plus jeune enfant et unique fils, le roi Felipe VI. En 2018, son ancienne compagne présumée, Corinna zu Sayn-Wittgenstein-Sayn, l’a publiquement accusé de transactions commerciales frauduleuses avec l’Arabie saoudite. L’affaire a cependant été classée sans suite et Juan Carlos a aussi obtenu gain de cause en appel dans une procédure pour harcèlement engagée par celle-ci.
En 2020, il s’est exilé aux Émirats arabes unis pour ne pas que l’attention médiatique et les scandales financiers dont il est à l’origine nuisent au règne de son fils. "Pour aider mon fils, j’ai cherché un endroit où les journalistes de mon pays ne pourraient pas facilement me trouver", avait-il confirmé en octobre dernier, au cours d’une interview accordée au Figaro.
Quant à son épouse, celle qui ne s’entendrait pas avec leur belle-fille est restée en Espagne, où elle continue d’exercer ses fonctions. Elle apparaît ainsi régulièrement lors d’événements officiels, aux côtés du roi Felipe VI et des autres membres de sa famille.