Coronavirus : Marine Lorphelin évoque son quotidien dans un hôpital de la région parisienne

Coronavirus : Marine Lorphelin évoque son quotidien dans un hôpital de la région parisienne
Plus que jamais impliquée dans la lutte contre le coronavirus, Marine Lorphelin, interne en médecine, a confié son quotidien à nos collègues de Paris Match.

Marine Lorphelin, à l’image de tout le personnel soignant en France, est en première ligne face au coronavirus. Miss France 2013 est très investie dans cette lutte, et cette dévotion, ses proches sont nombreux à la saluer. Son fiancé Christophe Malmezac, Sylvie Tellier ou encore son père, Philippe Lorphelin, qui a chanté pour les soignants.

Depuis de longues semaines maintenant, la belle brune enchaîne les gardes dans un hôpital en région parisienne. Ce 23 avril 2020, dans les colonnes de Paris Match, elle a évoqué son quotidien et ses journées harassantes avec des gardes qui durent souvent « vingt-quatre heures non-stop. »

Je travaille dans une unité Covid-19 au sein d’un établissement de la Fondation Cognacq-Jay, en périphérie parisienne. (…) Mon service de médecine interne et maladies infectieuses a été le premier à accueillir des patients Covid-19. J’étais un peu déboussolée, car je n’avais pas l’habitude de gérer autant de détresses respiratoires. Des infections pulmonaires, il y en a tout l’hiver. Mais là, c’était autre chose, avec un afflux de personnes qui nécessitaient une surveillance rapprochée et dont l’état pouvait devenir critique en quelques heures. Il fallait agir vite.

« Boire un verre d’eau ou aller aux toilettes… c’est compliqué ! »

Si au début de la vague de contagion, son service ne disposait pas d’une quantité suffisante de matériel, les choses ont évolué. Désormais, les soignants sont beaucoup plus protégés. Des équipements de protection qui sont assez contraignants. Marine Lorphelin explique :

Le service, d’abord séparé en deux parties, est passé rapidement en mode total Covid-19. Il a fallu intégrer les nouvelles règles d’hygiène. Au début, nous gardions nos tenues de ville sous nos blouses blanches ; mais nous avons appris que le virus pouvait rester longtemps sur les matières textiles. Désormais, en arrivant à l’hôpital, mon premier réflexe est de me changer. Au vestiaire, je troque mon jean et mes baskets contre une tenue jetable et des chaussons en plastique – roses, s’il vous plaît. (…) Je dois superposer des couches de protection : surblouse, tablier en plastique, charlotte, lunettes… On porte jusqu’à trois paires de gants, les uns par-dessus les autres. On a chaud. Boire un verre d’eau ou aller aux toilettes… c’est compliqué !

Si la date du déconfinement a été fixée au 11 mai, Marine Lorphelin met tout de même en garde. La situation peut, à tout moment, redevenir dramatique.

Les premiers jours, le Paris que je traversais ressemblait à un no man’s land dans une zone de guerre, et j’avais le sentiment d’aller au front. Mais, peu à peu, les rues se sont à nouveau remplies. C’est effrayant, car la situation est fragile et il en faudrait peu pour que déferle une nouvelle vague de l’épidémie.

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