La compétition continue de battre son plein au sein de la Star Academy. Il ne sont désormais plus que cinq candidats en compétition, après le départ d’Anouk, qui était nommée face à Victor. Lors du prime du 10 janvier dernier, la jeune femme a pourtant tout donné pour conserver sa place dans l’aventure. Mais à l’issue de la soirée, au cours de laquelle Léa a a réussi à décrocher sa place en demi-finale, le public a tranché en faveur du Parisien de 24 ans.

C’est donc Anouk qui a quitté l’aventure, au bout de treize semaines passées au château de Dammarie-les-Lys. Au moment de son départ, la jeune femme de 20 ans a pris le temps de remercier tous ceux qui ont suivi son parcours dans le programme de TF1. "Je suis tellement reconnaissante de tout ce que j’ai vécu ici, je suis arrivée tellement fragile… Je repars toujours autant mais tellement plus forte aussi. J’ai trop hâte de rencontrer le public à l’extérieur. Je pense que c’était mon moment aussi, vocalement j’avais hâte de faire mes musiques et de partager des moments dans le vrai monde", a-t-elle déclaré, très émue.

Un départ qui a agité les réseaux sociaux

Cependant, l’élimination d’Anouk a suscité une vague de réactions sur la Toile, notamment depuis la Belgique, pays d’origine de l’académicienne. En effet, les téléspectateurs belges se sont indignés de ne pas avoir pu voter pour leur compatriote. Au point de faire réagir Nikos Aliagas en direct, juste avant de rendre l’antenne :

Depuis tout à l’heure, je vois pas mal de choses sur les réseaux sociaux qui disent : "Oui, mais le public belge ne pouvait pas voter ce soir". C’est vrai. Ça n’enlève en rien à la réalité de cette émission.

A commencé l’animateur.

Et d’ajouter :

Jusqu’à présent, c’était comme ça. Ça ne dépend pas de nous. Peut-être qu’un jour… Quoi qu’il en soit, la Belgique, la culture belge, le public belge fait partie de cette aventure. 

Anouk avait également pris la parole, affirmant qu’elle savait "que les votes étaient réservés au public français" : "Cela me paraît normal. C’est comme ça que c’était prévu", a-t-elle déclaré auprès de Télé-Loisirs.

Une législation stricte

C’est une polémique qui revient d’année en année et le public belge n’est pas le seul à s’être plaint de la situation. Comma l’a rappelé le journal 20 Minutes, jusqu’à l’an dernier, les votes pour la Star Academy n’étaient pas possibles depuis l’étranger, ni même depuis les départements et régions d’outre-mer. TF1 avait alors expliqué sur son site que "c’est surtout un problème technique qui ne nous permet pas de proposer aux résidents des départements, régions et collectivités d’Outre-Mer de jouer par téléphone et/ou SMS".

En l’occurrence, les opérateurs ultramarins ne sont pas les mêmes {que dans l’Hexagone} et les plans et règles de numérotation sont différents.

Des propos qui n’ont visiblement pas convaincu car face aux critiques, notamment avant la finale qui opposait Marine à Ebony l'an dernier, la chaîne avait finalement pu mettre en place une procédure d’urgence afin de permettre aux DROM de voter. Cette saison, le règlement précise d’ailleurs que certains territoires ultramarins, comme la Guadeloupe, la Martinique ou La Réunion, peuvent désormais participer aux votes.

En revanche, les choses sont différentes en ce qui concerne nos chers voisins. "Pour les pays frontaliers comme la Belgique et la Suisse, outre les mêmes considérations techniques, les jeux interactifs organisés dans le cadre des programmes du Groupe TF1 sont soumis à la réglementation française".

De ce fait, il nous est juridiquement impossible d’organiser des jeux interactifs en Belgique et en Suisse. 

Indiquait la première chaîne, via un communiqué.

Dans un article publié l’an dernier dans l’hebdomadaire belge Télépro, le journaliste Pierre Bertinchamps évoquait quant à lui non seulement une différence de numérotation entre la France et la Belgique, mais surtout, une "question d’argent".