La vie est faite de choix, et celui fait par cet homme n’a vraiment pas été judicieux. Alors qu’il a renoncé à l’héritage de son père, il a découvert que ce dernier n’était pas endetté, comme il le pensait. Cela faisait de nombreuses années que père et fils étaient en froid pour cette raison.
Il pensait son père endetté, mais s’est lourdement trompé
«Il était fâché avec lui et pensait que les biens immobiliers avaient été vendus pour financer son entrée en maison de retraite. Il n’avait plus de contact avec sa sœur non plus, et un proche lui répétait qu’il ne devait surtout pas prendre le risque d’hériter des dettes», a confié l’ancienne notaire Coralie Daven au Le Figaro Immobilier du dimanche 15 février 2026.
Sans tarder, il a donc préféré prendre les devants et renoncer à l’héritage de son père, pensant ainsi se retirer une sacrée épine du pied.
«Comme beaucoup d’héritiers, il a sous-estimé la complexité d’une succession et surestimé le risque immédiat des dettes», a ajouté Coralie Daven.
La totalité des 650 000 euros revient à sa sœur
Ce n’est que deux mois plus tard que le fils a appris qu’il avait commis une grave erreur. Sa sœur lui a révélé que son père possédait en réalité des biens immobiliers d’une valeur de 800 000 euros. Parmi ces biens se trouve une maison de 140 mètres carrés à Saint-Germain-en-Laye, estimée à 520 000 euros. À celle-ci s’ajoute un appartement à Nanterre d’une valeur de 280 000 euros.
L’actif net successoral du père est de 650 000 euros et c’est donc à côté de 325 000 euros que le fils est passé, une somme qu’il aurait pu toucher. L’acte de renonciation ayant été signé, il est impossible pour lui de faire machine arrière. Il faudrait pour cela prouver un « vice de consentement », ce qui entraînerait, dans tous les cas, une « procédure judiciaire lourde, incertaine et coûteuse ».
Ce n’est pas tout. Le notaire en charge de cette succession avait également fait signer une clause de reconnaissance de conseil donné au principal intéressé. «Cela permet de prouver que le notaire a déconseillé la renonciation, mais que le client a insisté».
C’est sa sœur qui va recevoir l’intégralité des 650 000 euros. On imagine déjà les tensions aux repas de famille.
Alex V.