Bientôt le dénouement de l’affaire Jubillar ? Comme l’a rapporté BFMTV, des ossements pouvant être ceux de Delphine Jubillar, née Aussaguel, ont été retrouvés ce jeudi 16 juillet 2026, non loin de Cagnac-les-Mines, à une quinzaine de kilomètres de la commune du Tarn où vivait le couple. Si le parquet n’avait pas encore apporté de confirmation à la mi-journée, la chaîne d’informations en continu a indiqué que des battues avaient bien été organisées le matin même.

Une centaine de gendarmes, parmi lesquels les militaires de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, et cinq équipes cynophiles spécialisées dans la recherche des restes humains, ont ainsi été déployés dans la zone, et se sont visiblement montrés efficaces.

Les ossements découverts doivent toutefois encore être soumis à des expertises médico-légales afin de déterminer s’ils appartiennent bien à l’infirmière de 33 ans, qui s’est volatilisée dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Toujours selon les informations de BFMTV, les résultats seront communiqués d’ici 48 heures au plus tard, en fonction de l’état des restes.

Le poids de la culpabilité ?

Dans l’attente d’une confirmation officielle, le lien apparaît toutefois évident entre cette découverte et les récents aveux de l’ancien peintre plagiste de 38 ans. En effet, le 6 juillet dernier, neuf mois après la condamnation à trente ans de réclusion criminelle de leur client, les avocats de Cédric Jubillar ont fait savoir que ce dernier avait reconnu être à l’origine de la disparition de la mère de ses deux enfants, sans toutefois s’accuser du meurtre de son épouse.

Mais désireux de pouvoir soulager sa conscience, il s’est dit prêt à collaborer pleinement avec la justice. Aussi, ce mercredi 15 juillet 2026, le parquet général de Toulouse a annoncé avoir entendu Cédric Jubillar, qui leur aurait donné toutes les indications nécessaires afin de retrouver le corps de l’infirmière de 33 ans. D'abord pour leurs enfants, mais aussi pour qu'elle ait enfin droit à une sépulture décente.

Des zones d’ombre qui subsistent

Si la découverte du corps de Delphine Jubillar venait à être confirmée, cela mettrait fin à cinq années d’une enquête restée sans issue, durant laquelle la justice s’est confrontée à un homme qui a toujours nié avoir joué un quelconque rôle dans cette affaire. Cependant, ses récents aveux ont fait avancer les investigations infructueuses en seulement quelques jours.

Toutefois, de nombreuses zones d’ombre subsistent et d’autres questions restent en suspens. À savoir, comment Cédric Jubillar a-t-il réussi à dissimuler le corps de sa femme malgré les fouilles intensives des forces de l’ordre ? Pourquoi n’a-t-il jamais été retrouvé jusque-là ? L'accusé a-t-il eu recours à un procédé pour camoufler les odeurs qui aurait trompé le flair des chiens policiers ?

Pour sa défense, ses avocats ont dénoncé une enquête "bâclée". Ils assurent que si celle-ci avait été correctement menée, leur client aurait certainement avoué plus tôt et le corps de Delphine Jubillar aurait été retrouvé bien plus rapidement. Cédric Jubillar a fait appel de sa condamnation en première instance et est attendu le 21 septembre prochain devant la cour d’assise de Toulouse.