Vers une troisième Coupe du monde pour l’équipe de France ? Les supporters peuvent y croire, au vu du parcours des Bleus depuis le début de la compétition. En effet, jusqu’à présent, les Bleus ont gagné tous leurs matchs et viennent de se qualifier pour les quarts de finale, après leur victoire contre le Paraguay. Un match qui a été à l’origine de tensions entre les deux pays, à la suite de la prise de parole de Celeste Amarilla, sénatrice paraguayenne.

À l’issue de la rencontre, la mère de Didier Deschamps, récemment décédée, aurait été insultée, tandis que la femme politique de 61 ans s’en est violemment pris à Kylian Mbappé sur son compte X, qu’elle a qualifié de "Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français, rancunier, nouveau riche, arrogant et laid".

Des propos qui ont provoqué un véritable tollé et n’ont pas échappé à l’intéressé, qui a reçu le soutien de plusieurs personnalités, ainsi que celui de l’ONU et, certainement, de la part de ses coéquipiers, au vu de la bonne ambiance qui semble régner entre les joueurs.

Une équipe soudée

En effet, ce dimanche 5 juillet, les Bleus ont balayé cet épisode, le temps de suivre à l'université de Bentley la rencontre entre le Brésil et la Norvège, qui s’est soldée par l’élimination de la Seleção. Et ils ont eu droit à une bonne petite blague de Didier Deschamps, qui garde le moral malgré son deuil.

À la fin de la première mi-temps, le sélectionneur a ainsi profité d’un léger différé entre les deux écrans pour se lancer avec son staff dans une mise en scène digne d'un canular de cour de récré, faisant mine de célébrer un but qui n'existait pas, histoire de semer la panique dans les rangs. Une façon, aussi, de rendre la pareille à Ousmane Dembélé, qui, la veille, n’avait pas hésité à dévoiler à ses coéquipiers le résultat du match qui opposait le Canada au Maroc, lors des huitièmes de finale. Un épisode partagé sur les réseaux sociaux !

Un objectif commun

Loin des tensions et autres conflits qu’on avait pu observer au sein des précédentes formations tricolores, ce nouveau groupe s’apparente à une véritable bande d'amis. Entre les surnoms attribués ou bien les blagues qui fusent à l'entraînement, tout ce beau monde est parvenu sans peine à faire preuve de cohésion, autant dans les vestiaires que sur le terrain.

Sur les pelouses du stade de la Bentley University de Boston, mais aussi sur les réseaux sociaux, la bonne ambiance saute aux yeux : chambrage permanent, fous rires et autres facéties témoignent de l’atmosphère bon enfant d’une équipe sereine, certainement galvanisée par son parcours. De quoi enchanter les fans, ravis de voir cette solidarité loin d’être feinte.

Néanmoins, cette décontraction affichée ne fait pas perdre de vue son objectif à Didier Deschamps, qui vit sa dernière Coupe du monde. Fidèle à sa rigueur et à ses exigences personnelles qui ont toujours caractérisé son management depuis son arrivée à la tête de la sélection, l’homme de 57 ans garde une main de fer sur la préparation de ses joueurs, déterminé à les mener à la victoire.