Mise à jour le 02/01/2026 : Sarah Fraisou a tenu à apporter, via son avocate, son droit de réponse sur cette affaire.
Madame Sarah CHOUIEKH souhaite au titre de son droit de réponse apporter des précisions à la suite des décisions rendues par le Tribunal de Commerce de Créteil en date du 30 avril 2025 et par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en date du 31 octobre 2025.
En effet, les articles de presse commentant ces décisions comportent bon nombre de dénégations et de contre vérités notamment sur l’existence alléguée d’une fraude fiscale.
Ces décisions judiciaires ont pour origine la société FRAISOU INDUSTRY qui est une société par actions simplifiée au capital de 1.000 euros dont l’associée unique était Madame Sarah CHOUIEKH.
Cette société avait pour objet la mise en œuvre de prestations de services dans le domaine événementiel, l’image et la publicité et a été constituée en date du 19 mai 2017.
La société FRAISOU INDUSTRY a exercé son activité conformément à son objet social jusqu’à ce que survienne un contrôle fiscal diligenté en 2021 par une brigade de vérifications des Hauts de Seine portant sur les exercices 2018, 2019 et 2020.
Consécutivement à ce contrôle fiscal, des rappels de TVA et d’impôt sur les sociétés ont été notifiés à l’encontre de la société FRAISOU INDUSTRY au titre des exercices clos en 2018, 2019 et 2020 pour des montants significatifs, le service vérificateur refusant de prendre en considération la spécificité de l’activité d’influenceur dont le modèle économique repose notamment sur l’engagement de frais de représentation significatifs.
Il s’agit de redressements techniques et non pas de dissimulation de recettes. En aucune manière, Madame CHOUIEKH n’a entendu dissimuler des recettes imposables de quelque manière que ce soit.
Les rappels notifiés à l’encontre de la société FRAISOU INDUSTRY ont été dupliqués à l’égard de Madame CHOUIEKH à titre personnel engendrant des rappels significatifs d’impôt sur le revenu et de contributions sociales. Il y a donc une double incidence fiscale pour les mêmes faits : une première fois pour FRAISOU INDUSTRY et une seconde fois pour Madame CHOUIEKH à titre personnel.
A la suite d’une erreur stratégique de ses conseils d’alors, les rappels notifiés à l’encontre de la société FRAISOU INDUSTRY n’ont malheureusement pas été contestés dans les délais légaux alors qu’ils constituent la clef de voute des rappels notifiés à titre personnel à Madame Sarah CHOUIEKH.
Compte tenu des dettes fiscales de la société FRAISOU INDUSTRY, une procédure de liquidation judiciaire a été ouverte par jugement du Tribunal de Commerce de CRETEIL en date du 22 novembre 2023 sur assignation du service des impôts de CRETEIL.
Cette procédure de liquidation judiciaire s’est engagée en dehors de la présence de Madame CHOUIEKH qui réside majoritairement à l’étranger. Cette dernière n’avait reçu aucune correspondance relative à cette procédure de liquidation judiciaire.
Elle est donc apparue comme défaillante aux yeux du mandataire liquidateur qui l’a attraite devant le Tribunal de Commerce de CRETEIL dans le cadre d’une action en comblement du passif. La solution retenue par les juges du Tribunal de Commerce à l’encontre de Madame CHOUIEKH a été particulièrement sévère puisqu’elle revient à mettre à sa charge des impositions dues par son ancienne société aujourd’hui dissoute lesquelles viennent de surcroit s’ajouter aux impositions personnelles déjà réclamées par l’administration fiscale à son encontre.
S’agissant du jugement rendu par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise, il s’est contenté de valider la position retenue par l’administration fiscale dans le cadre du contrôle fiscal diligenté à l’encontre de Madame CHOUIEKH et n’a pas entendu prendre en considération la spécificité du métier de créatrice de contenu de cette dernière se contentant d’une application littérale des textes.
Des recours ont été formés contre les deux décisions, celle rendue par le Tribunal de Commerce de CRETEIL devant la Cour d’Appel de PARIS et celle rendue par le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en date du 31 octobre 2025 devant la Cour Administrative d’Appel de PARIS.
D’autres recours sont également à l’étude afin de sauvegarder les droits de Madame CHOUIEKH.
Depuis 2014 et son arrivée fracassante dans une tenue fluo sur le tournage des Princes de l’Amour, Sarah Fraisou s’est imposée comme l’une des grandes figures de la télé-réalité française. Devenue influenceuse avec 2 millions d’abonnés sur Instagram, la jeune femme, dont la vie sentimentale est très commentée, fait aujourd’hui parler d’elle pour une toute autre raison.
Des frais de shopping dans les frais de sa société
Sarah Fraisou aurait perdu son procès face au fisc, selon L’Informé. Fraisou Industry est une entreprise créée en 2017 pour percevoir les revenus engrangés par Sarah Fraisou via ses placements de produits, ainsi que ses salaires issus de ses participations aux émissions de télé-réalité.
En 2021, les impôts s’intéressent à son cas. La jeune femme de 33 ans aurait alors fait passer son shopping pour des frais professionnels. Ainsi, ce seraient près de 120 000 euros de sacs, vêtements, mobiliers et même des voyages qui auraient été imputés à la société.
Ces dépenses, Sarah Fraisou aurait affirmé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise qu’elles étaient toutes engagées “dans l’intérêt” de sa Fraisou Industry. Cette justification n’aurait pas su convaincre, puisque le 31 octobre dernier, son recours a été rejeté.
La sanction est tombée pour Sarah Fraisou
En 2023, une autre procédure de liquidation judiciaire avait été lancée, entraînant le placement en faillite personnelle de l’influenceuse. Les raisons de cette décision ont été multiples : non-déclaration de la cessation de paiements de la société dans les délais légaux, non-respect des obligations fiscales, tenue irrégulière de la comptabilité, mais aussi absence de coopération avec les services du fisc.
Si Sarah Fraisou a mis en avant le fait qu’elle habitait à Dubaï, cette excuse n’a pas suffi à la sortir de ce pétrin, puisqu’elle semblait malgré tout “avoir toujours des contacts en France pour relever son courrier et gérer ses affaires”.
Le tribunal de commerce de Créteil a finalement prononcé son placement en faillite personnelle pour cinq ans, le 30 avril dernier. Sarah Fraisou ne pourra donc pas gérer une entreprise française jusqu’en 2030. Mais ce n’est pas tout : elle a également été condamnée à verser 150 000 euros au liquidateur de sa société.
Alex V.