Né le 19 juin 1969, Frédéric est le fruit de son mariage avec la comédienne Florence Giorgetti. Le couple se sépare en 1978, alors que Pierre Arditi est encore au début d’une carrière appelée à prendre une place centrale dans sa vie.
Quelques années plus tard, en 1986, l’acteur rencontre Evelyne Bouix, qui deviendra son épouse en 2010. À ses côtés, il participe à l’éducation de Salomé Lelouch, la fille qu’elle avait eue en 1983 avec le réalisateur Claude Lelouch.
Si Frédéric n’a pas eu d’enfant, Salomé est devenue mère en 2014. La relation que Pierre Arditi entretient aujourd’hui avec sa petite-fille l’a amené, avec le recul des années, à réfléchir différemment à la place qu’il avait accordée à son propre fils lorsqu’il était jeune.
Pierre Arditi sur son fils Frédéric : "à 20 ans, il nous l’a fait payer"
Dans cet entretien, l’acteur reconnaît sans détour qu’il consacre désormais davantage de temps à sa petite-fille qu’il n’en avait pour Frédéric à l’époque. Il explique cette absence relative par sa jeunesse et par une vie professionnelle très prenante.
"Quand nous avons eu notre fils, avec ma première femme, on était de très jeunes acteurs. On ne l’a pas abandonné, mais il était beaucoup chez ses grands-parents".
Une situation qui a laissé des traces, même si le comédien précise que son fils n’a jamais cherché la confrontation directe.
"Et à 20 ans, il nous l’a fait payer. Il n’a pas été véhément, mais il ne nous appelait pas. Il disait : “Si vous voulez me voir, téléphonez-moi”. Il a rendu la monnaie de la pièce".
Avec le temps, les relations se sont toutefois apaisées. "Il a 56 ans aujourd’hui, il y a prescription".
Aujourd’hui installé entre Paris et la Normandie, l’acteur confie que tout est désormais "rentré dans l’ordre". Une histoire personnelle qui fait écho à son actualité sur scène, au théâtre Montparnasse, où il interprète un vieil acteur ayant négligé son fils.
Sévère sur sa manière de gérer la paternité
Mais ce n’est pas la première fois que Pierre Arditi s’exprime avec autant de sévérité sur sa propre paternité. En décembre 2022, au micro de Europe 1, il avait déjà livré des propos très forts.
"Il n’y a pas de bon parent. Ça n’existe pas, je peux vous en parler en connaissance de cause. Je suis moi-même l’un des assassins de mon propre fils. C’est assez violent comme expression".
Une déclaration marquante, par laquelle il reconnaissait que Frédéric n’avait pas reçu, selon lui, tout ce qu’un enfant est en droit d’attendre de ses parents.
Alex V.