Il aura fallu plus de cinq ans avant que Cédric Jubillar n’avoue enfin être à l’origine de la mort de sa femme Delphine, dans une lettre transmise à son avocat, Pierre Debuisson. Nos confrères de La Dépêche du Midi ont partagé l’information selon laquelle Cédric Jubillar aurait enfin reconnu ce féminicide.
C’est dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 que Delphine Jubillar s’était volatilisée, laissant derrière elle son compagnon et leurs deux enfants. Alors que tout pointait vers Cédric Jubillar et le désignait comme le coupable idéal, celui qui a toujours nié avoir fait du mal à son épouse avait tout de même été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en octobre 2025.
Cédric Jubillar confesse enfin avoir tué son épouse Delphine
Celui dont le procès en appel est prévu en septembre prochain a finalement avoué être le meurtrier de sa femme et a même confié être désormais prêt à donner des indications sur la localisation du corps de son épouse.
Ces nouveaux rebondissements dans cette affaire très médiatisée depuis le départ n’ont pas manqué de faire réagir Marlène Schiappa. C’est via sa story Instagram, ce lundi 6 juillet 2026, qu’elle a tenu à dévoiler le fond de sa pensée au sujet de ce fait divers.
Marlène Schiappa s’emporte : « Il existe un continuum des violences conjugales… »
En colère, Marlène Schiappa a pris la parole, dénonçant alors le comportement de Cédric Jubillar envers son épouse.
«Cédric Jubillar a avoué avoir tué sa femme parce qu’elle voulait le quitter. Elle ne voulait plus lui laisser sa carte bleue, elle ne voulait plus qu’il dépense l’argent qu’elle gagnait grâce à ses heures de travail, elle ne voulait plus devoir être sa psy bénévole. Elle voulait être heureuse et libre, avec un autre homme.»
Dans la suite de son message, elle a pointé du doigt le caractère redondant des violences conjugales et, plus généralement, des violences faites aux femmes afin de les contrôler et de leur imposer une manière de vivre ainsi qu’un comportement plus docile.
«Il existe un continuum des violences conjugales et rabaisser sa femme, exiger qu’elle ne s’amuse pas, ne soit pas heureuse, créer les conditions pour gâcher ses réussites, s’en plaindre à l’extérieur sont au début de cette échelle de violences. Tout comme se venger d’avoir été quitté, par des violences, un climat de terreur, de la coercition ou des représailles financières.»
Comme de nombreux Français, Marlène Schiappa est écœurée par ce fait divers et ce nouveau féminicide qui s’ajoute à la trop longue liste déjà existante.
Alex V.