À l’heure actuelle, 29 femmes accusent Patrick Bruel d’agressions sexuelles et/ou de viols. Témoignages, manifestations, appels au boycott de ses concerts… la parole se libère et les collectifs féministes s’activent pour que justice soit faite. Et une nouvelle victime présumée a également brisé le silence sur ce qu’elle aurait vécu dans un hôtel à Montréal.
Selon les informations rapportées par le magazine Elle, son signalement a été déposé en octobre 2017 auprès des autorités locales. Celui-ci est "le plus ancien connu à ce jour concernant le chanteur, tous pays confondus". La journaliste a accepté de témoigner, mais sous couvert d'anonymat.
Patrick Bruel : ce que la journaliste affirme avoir subi
En avril 2017, la journaliste, alors âgée de 28 ans, travaillait pour une radio locale francophone. Une interview de Patrick Bruel l’avait conduite au Sofitel de Montréal. Elle ne savait pas encore que la rencontre allait mal tourner.
En effet, Patrick Bruel aurait proposé de changer de lieu, évoquant le bruit. La journaliste pensait rejoindre une salle de réunion. Mais c’est dans sa suite qu’elle s’est retrouvée. L'entretien s'est déroulé sans encombre. Les ennuis auraient commencé alors qu'elle s’apprêtait à quitter les lieux.
Dans un premier temps, la victime présumée aurait décliné une invitation à déjeuner avec l’interprète de Qui a le droit. Et ce dernier lui aurait alors barré le passage devant la porte. Puis, il l’aurait serrée contre lui. "Il me serre vraiment très très fort et me dit : 'C'est bon de te sentir contre moi'", a-t-elle raconté. Dans la foulée, il lui aurait pris le visage entre les mains pour l’embrasser de force.
La journaliste l’aurait repoussé. Mais il l’aurait prise une nouvelle fois contre lui et aurait tenté de lui retirer son manteau. Elle aurait toutefois réussi à s’extirper de cette situation. "J'ai eu la peur de ma vie. Je me suis demandé s'il allait me violer, me garder captive dans cette chambre", ajoute-t-elle.
Un dossier qui s'alourdit
La supérieure hiérarchique de la journaliste, mise au courant peu après, lui aurait dit que les hommes de ce statut n'avaient pas l’habitude qu’on leur dise non. La victime présumée a fourni au magazine Elle un cahier dans lequel elle avait tout consigné. L’administration québécoise a reconnu les faits comme un accident du travail. "Une atteinte permanente" et "une perte de jouissance de la vie" ont également été retenues.
De son côté, l’attachée de presse de l’artiste au Québec a nié tous les faits. Elle a assuré ne l’avoir jamais vu se mal comporter, même seule avec lui à de nombreuses reprises. Aujourd’hui, trois plaintes ont été déposées en France et une en Belgique. Les parquets de Paris, Saint-Malo et Bruxelles ont ouvert des enquêtes. Et l’une des plaignantes, Daniela Elstner, a été entendue par la police judiciaire parisienne le 4 mai 2026.
Patrick Bruel est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie.