Le parquet de Nanterre avait requis son placement en détention provisoire. Mais les juges en ont décidé autrement. Après avoir été entendu dans les locaux du premier district de police judiciaire à Paris, Patrick Bruel a été mis en examen pour viol et agression sexuelle. Puis, l’artiste a été placé sous contrôle judiciaire. Selon les informations relayées par la presse, il continue de contester l’ensemble des accusations portées contre lui.

Le père d’Oscar et Léon échappe ainsi à la prison. Seulement, la justice lui a imposé des obligations. D’après les éléments communiqués par le parquet, l’affaire implique treize victimes présumées. C’est l’enquête de la journaliste Marine Turchi, publiée dans Mediapart, qui avait dévoilé au grand jour cette terrible affaire.

Les témoignages de huit femmes avaient alors été recueillis. Sur les ondes de RTL, la journaliste a exprimé son "soulagement" pour les présumées victimes. "Elles ont le sentiment qu’on regarde enfin du côté du comportement de Patrick Bruel et que c’est lui qui va devoir rendre des comptes et des explications à la justice", a-t-elle notamment expliqué.

Patrick Bruel mis en examen pour quatre chefs d'accusation

De lourdes accusations pèsent sur l’homme que Flavie Flament accuse de viol. Toujours selon les informations rapportées par la presse, les faits retenus s’étendent sur plusieurs années et plusieurs villes.

Les juges ont en effet retenu plusieurs faits qui auraient eu lieu entre 2008 et 2019 dans différentes villes. Il s’agit d’un viol présumé en 2008 à Neuilly-sur-Seine, d’une tentative de viol présumée en 2010 à Bruxelles, d’une agression sexuelle présumée et d’un harcèlement sexuel présumé en 2019 à Perpignan.

Un autre harcèlement sexuel présumé datant de 2019 est également mentionné à Ajaccio. Un dernier fait, qui se serait produit à Grenoble, a été considéré comme prescrit par les juges. D’après une source judiciaire, Patrick Bruel bénéficie aussi du statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers.

Des obligations strictes et une tournée compromise

Patrick Bruel doit respecter plusieurs règles imposées par la justice. Il n’a pas le droit de quitter le territoire national. Et le sexagénaire a dû remettre son passeport. Parmi les obligations du contrôle judiciaire, il lui est aussi interdit de contacter les victimes présumées et leurs proches.

Par ailleurs, l’interprète de Casser la voix ne peut pas fréquenter de salons de massage. À cela s’ajoute l’obligation de suivre un accompagnement psychologique et de fournir un cautionnement de 500 000 euros.