Ce mercredi 7 janvier 2026, Brigitte Bardot a eu droit à un dernier hommage, lors de ses obsèques qui ont eu lieu à l’église Notre-Dame de l’Assomption, à Saint-Tropez. La cérémonie funèbre, retransmise sur de grands écrans installés sur le port et sur la place centrale des Lices, a réuni des milliers de fans dans la commune huppée du Var, qu’affectionnait tant la disparue.
Parmi ceux qui se sont réunis pour saluer la mémoire de BB figuraient son fils unique Nicolas Charrier, Bernard Montiel ou bien Mireille Mathieu, qui a qualifié la défunte de "plus belle femme du monde". La petite sœur et la nièce de cette dernière ont, quant à elles, adressé un touchant message, n’ayant pas pu faire le déplacement.
Brigitte Bardot avait élu domicile à Saint-Tropez au début des années 60, après avoir acheté La Madrague en 1958 pour une bouchée de pain. Installée au bord de la mer et au plus proche de la nature, la star y menait une existence discrète où elle chérissait les nombreux animaux qu’elle avait recueillis sur sa propriété. Un lieu devenu indissociable de son image et où elle aurait voulu reposer à jamais, à l’instar d’Alain Delon, qui a été inhumé dans son domaine de Douchy, située dans le département du Loiret.
Une empreinte indélébile ?
Malheureusement, les dernières volontés de Brigitte Bardot ne seront pas respectées. Alors qu’elle souhaitait être enterrée là où elle aura passé les meilleures années de sa vie, celle qui avait mis fin à sa carrière pour se consacrer à la défense animale a été inhumée au cimetière marin de Saint-Tropez, auprès de ses parents et de ses grands-parents.
Mais alors, que va devenir La Madrague sans sa célèbre propriétaire ? Bernard d’Ormale, qui a épousé Brigitte Bardot en 1992, a répondu à la question dans les colonnes de Paris Match. L’ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen aura été aux côtés de son épouse jusqu’à la fin. Celle-ci se serait même adressé à lui avant de rendre son dernier souffle, à l’aube du 28 décembre 2025. Des derniers instants qui ont profondément marqué Bernard d’Ormale, convaincu que l’esprit de son épouse est toujours maître des lieux.
"L’âme de Brigitte est partout", a-t-il assuré, ajoutant qu’il essaye tant bien que mal de passer "au-dessus de {son} émotion". Et de confirmer qu’il n’avait pas l'intention de déménager : "Pour le moment, oui, {j’y reste, NDLR}. Je vais gérer cette maison pour qu’elle reste comme elle l’a aimée", a-t-il informé, avant d’expliquer devoir opérer quelques légers aménagements.
Il y a quelques travaux à prévoir pour la rénover et plein de choses à classer.
Un héritage public ?
Lancé dans ses déclarations, Bernard d’Ormale a fait comprendre qu’il ne parvenait toujours pas à se faire à l'idée de la disparition de son épouse depuis plus de 33 ans. "Je me suis surpris l’autre jour à lui parler, c’était curieux, comme si j’avais oublié ce qui s’était passé. Tout à coup, elle était là. Je traverse des moments de tristesse infinie", a-t-il avoué, au plus mal.

Depuis 1992, Brigitte Bardot n’était plus propriétaire de La Madrague, qu’elle avait léguée à sa fondation six ans après sa création. Interrogé sur l’éventuelle idée d’en faire un musée ouvert au public, Bernard d’Ormale a répondu :
En faire un musée n’est pas plus évident. (…) Malgré les murs qui nous protègent et pour lesquels elle s’acquittait chaque année d’un droit, c’est ouvert aux quatre vents.
Et d'ajouter que "si la fondation, qui en est légataire, envisage que la Madrague soit visitée, cela ne pourra être possible que sur rendez-vous".