Katrina Patchett a longtemps caché à son entourage son trouble alimentaire. Comme elle l’a expliqué, c’est son ex-belle-mère qui lui a permis d’affronter la vérité.
Katrina Patchett se confie sur sa boulimie
Katrina Patchett n’a pas eu un parcours facile. Dès l’enfance, la danseuse, qui a perdu son père en octobre dernier, a été victime d’abus sexuel. Une épreuve qui l’a durablement marquée.
Dans une interview accordée au magazine Ici Paris, l’ex de Valentin d’Hoore a expliqué combien ce drame avait bouleversé sa vie. "Ce moment douloureux de ma vie m’a fait comprendre que personne ne respectait mon corps, alors je me suis mise à le détester”, a-t-elle confié.
À cette souffrance se sont ajoutées, très tôt, les pressions liées à sa carrière. "J’avais 15 ans la première fois que je suis passée à l’acte. Mais mes soucis avec la nourriture ont commencé très tôt, à cause de la pression du métier de danseuse. J’ai dû affronter les critiques de mes profs, de certains partenaires de danse et de mes parents", a-t-elle ajouté.
Sauvée par son ex-belle-mère
Peu à peu, la maladie s’est installée. Dans une position délicate, Katrina Patchett a commencé à "se faire vomir après chaque repas". “Au plus fort de la maladie, je pouvais rendre une vingtaine de fois par jour ! J’étais capable de faire des courses pour 10 personnes et de tout manger dans la soirée. Dès que j’avais le ventre plein, je passais aux toilettes. Puis, je recommençais. C’est un cercle vicieux", a-t-elle expliqué.
Une souffrance qu’elle a dissimulée à son entourage pendant de nombreuses années. "Si les gens l'ont su, ils ne me l'ont jamais dit", a-t-elle déclaré.
Comme l’a révélé la danseuse, le déclic a eu lieu grâce au soutien de son ex-belle-mère. "Virginie, la mère de mon ex-mari Valentin, est très maternante. Elle a décelé très vite que j’étais malade. Quand j’ai su que ça lui faisait du mal, j’ai eu comme un électrochoc et j’ai décidé de me soigner. J’ai mis des années à m’en sortir. Il y a eu des rechutes, ce n’est jamais terminé, mais cela fait trois ans que je ne passe plus à l’acte. La boulimie, c’est plus de la moitié de ma vie. J’y pense tous les jours", a-t-elle révélé.
Des propos bouleversants.