Les tragiques conséquences des défaillances de la justice française ? Lyhanna avait disparu du domicile familial, à Fleurance, dans le Gers. La jeune fille de 11 ans avait été aperçue pour la dernière fois le 29 mai 2026, à la sortie de son collège. Très rapidement, les soupçons se sont tournés vers un dénommé Jérôme Barella, qui a été filmé par les caméras de la ville en train de faire monter la collégienne dans son véhicule.

Placé en garde à vue, l’homme de 41 ans a été mis en examen avant d’être placé en détention provisoire. Le 4 juin 2026, le corps de Lyhanna a été retrouvé dans une installation agricole désaffectée de Puycasquier, à 15 kilomètres de Fleurance. Une terrible découverte qui a profondément ému les Français autant qu’elle les a indignés.

Un drame national

Jérôme Barella était déjà plus ou moins connu des services de police. En effet, le quadragénaire faisait l’objet de plusieurs signalements pour son comportement inapproprié envers des mineurs. Au moment de son interpellation, six plaintes pour viol sur mineure avaient même été déposées à son encontre.

Pourtant, Jérôme Barella n’avait encore jamais été auditionné, ni même convoqué par les autorités. Aussi, pour de nombreux proches de la famille et militants associatifs, ce drame qui aurait pu être évité pose la question de la prise en compte des alertes et de la protection des victimes les plus vulnérables.

Le 12 juin dernier, Lyhanna a été inhumée au cimetière de Fleurance. Des adieux qui ont rassemblé une foule considérable. Depuis, l’émotion populaire s’est transformée en revendication politique. De nombreuses voix se sont élevées pour réclamer un renforcement de la lutte contre les violences faites aux enfants et aux femmes. Parmi elles Lio qui, lors d’une marche blanche, a déploré la passivité de la justice.

Ils ne veulent pas de justice pour nous, ils ne veulent que se protéger. Il n’y a pas de dysfonctionnement. C'est comme ça que ça fonctionne la justice française pour les femmes et les enfants. Dès qu'on vole une banque, ils sont sur le coup. Mais pour nos enfants, ils ne sont pas sur le coup.

Avait lâché la chanteuse, en colère.

Flavie Flament monte au créneau

Ce lundi 22 juin, un nouveau rassemblement a eu lieu à Paris, devant le ministère de la Justice. Les manifestants exigeaient que des mesures concrètes soient enfin adoptées, comme l'inscription à l'agenda parlementaire d'une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Parmi les personnalités qui ont fait le déplacement figurait Flavie Flament, très engagée sur ces questions.

L’animatrice a participé au cortège en scandant : "État coupable, justice complice", brandissant une pancarte qui rappelait un chiffre particulièrement alarmant. Plus de 160 000 enfants seraient victimes de violences sexuelles chaque année en France. Flavie Flament a également appelé à des actions "fortes et pérennes" pour éviter de nouvelles tragédies.

Il faut dire que la présentatrice de Flavie en France a de quoi se sentir directement concernée par les failles de la justice quant aux violences sexuelles sur mineurs. En mai dernier, elle brisait le silence pour annoncer avoir porté plainte contre Patrick Bruel, qu’elle accuse de l’avoir violée alors qu’elle n’avait que 16 ans.