Ce mardi 20 janvier 2026, Marlène Schaff était invitée sur le plateau de l’émission testimoniale Ça commence aujourd’hui sur France 2. Le thème du jour était le suivant : « Cette blessure d’enfance qui les a poussés sur le devant de la scène ».

La célèbre professeure d’expression scénique de la Star Academy ne manquait malheureusement pas d’anecdotes à ce sujet, elle qui a connu une enfance marquée par le harcèlement scolaire.

Marlène Schaff explique la naissance de son complexe

Alors qu’elle se découvrait une appétence pour les arts, et notamment la musique au collège, Marlène Schaff était bien moins à l’aise lors des cours de sport, et pour cause : elle était victime de bodyshaming.

“Je n’avais jamais eu de complexes physiques, je me trouvais normale… et c’est devenu un complexe énorme à cause des avis non sollicités”, a-t-elle déclaré avant d’ajouter : “Les copines de gym n’étaient pas du tout des copines, elles m’appelaient Peggy la cochonne… parce que j’avais de plus grosses cuisses, des gros genoux”.

“Ce que j’entends, c’est que je suis moins respectable ? Comme à la gym, quand j’étais petite, comme je n’étais pas aussi mince que les autres… J’ai mis du temps à comprendre le sens de sororité parce que celles qui m’ont créé le plus gros complexe de ma vie ont été des femmes avant tout”.

Mais les remarques désobligeantes ne se sont pas arrêtées aux grilles du collège.

Marlène Schaff victime de remarques sur son poids

Au début de sa carrière, celle qui tentait de percer dans le milieu artistique a reçu des remarques rabaissantes de la part de professeurs.

“La violence que j’ai reçue essentiellement de la part des profs de danse, et quand j’ai commencé mes études de musique, on faisait le même genre de debriefs que j’anime aujourd’hui à la Star Academy. La veille de mon tout premier debrief, je pleurais dans les bras de mon petit copain en disant : ‘je sais que la prof va me dire, devant tout le monde, que je suis trop grosse et ça va m’anéantir’. Et ça n’a pas loupé, le lendemain on a regardé ma prestation, et à la fin la seule chose que ma prof a dite c’est : ‘bon, 4 ou 5 kilos en moins, ce sera mieux !’”, a-t-elle raconté.

“Alors que j’apprenais un métier pour être dans la lumière, petit à petit j’ai appris à m’effacer”, a ajouté Marlène Schaff.

C’est finalement grâce à Petra, son personnage de drag queen, qu’elle a fini par prendre confiance. “Je me révèle grâce à elle, je protège ‘Marlène’ et je rentre dans la lumière sans m’excuser, a-t-elle expliqué.

“Ça a été un travail de tous les jours. Les jours où je suis dans mes zones d’ombre, j’ai presque honte de le dire, mais je rêve que l’on soit tous aveugles, pour enfin arrêter avec cette ineptie de peser les gens quand on les regarde. Ça gâche une vie ! Moi, quand quelqu’un me dit : ‘Oh mais t’as minci, ça te va super bien’, je sais très bien que ça part d’une envie bienveillante de faire un compliment, mais j’ai l’impression de disparaître en moi quand on me dit ça”.