Deux millions d’euros de prêts ont été demandés en 2018 au Crédit municipal de Bordeaux avec son mari, Jean-Jacques Debout, pour régler une dette fiscale de plus d’un million d’euros. Ce prêt a été contracté sur cinq ans avec, pour gage, les droits SACEM de l’auteur-compositeur.
Les chiffres ne sont pas le point fort de Chantal Goya et de son mari
Invité à prendre la parole sur RTL ce jeudi 25 juin 2026, l’auteur-compositeur a alors confié : «On a déjà donné 950 000 euros. On va rembourser. On a l'habitude de rembourser. On remboursera parce que nous, nous sommes fiers d'avoir payé nos impôts en France.»
De son côté, Chantal Goya, star des enfants depuis plusieurs décennies, continue de se produire sur les scènes de France pour un public toujours aussi fan.
«L'argent, ce n'est pas mon maître. Moi, mon maître, c'est mon public, c'est l'amour qu'on me donne, c'est plus fort que l'argent», a-t-elle d’ailleurs confié.
Une chanteuse mal entourée depuis le début
Cette nouvelle épreuve, elle la traverse avec son mari, auteur-compositeur. Tous deux artistes, ils n’ont pas forcément la bosse des maths et cela se ressent aujourd’hui dans leurs dettes.
«Ça a toujours été la galère. On s'est mariés un 25 février 1966. Et puis, on a toujours eu des problèmes parce qu'on n'est pas des comptables, on ne sait pas compter.» Le fisc s’était déjà intéressé au couple en 1966, année de leur mariage.
Selon Chantal Goya, elle n’a pas été bien entourée malgré le fait qu’elle ait «la tête sur les épaules» et qu’elle ait «toujours mis de côté 50 % pour payer les impôts».
«Si j'étais une artiste d'aujourd'hui qui ferait les mêmes choses, une Céline Dion, je serais hyper organisée et je serais productrice. Je ne suis pas productrice de mes spectacles. À l'époque, j'avais un cachet ou alors une part de production qui était vraiment minime et tout l'argent que je gagnais, enfin que la production gagnait, était réinvesti dans les spectacles», a-t-elle confié avant d’en dire davantage sur son imposition.
Selon ses dires, c’est en 1985, après avoir répondu assez franchement à une téléspectatrice lors de l’émission Le Jeu de la vérité de Patrick Sabatier, que sa carrière a connu une période creuse. Elle avait donc choisi d’opter pour le dispositif fiscal prévu par l’article 100 bis du Code général des impôts. Celui-ci permettait alors aux artistes qui n’avaient pas forcément des revenus réguliers de lisser leur imposition.
«Quand je parle de ça au plus grand fiscaliste, il me dit : “Ma parole, mais qui vous a fait faire ça ? Mais quelle horreur ! Ne faites jamais ça dans votre vie parce que le jour où vous avez un trou, vous devez payer comme l'année d'avant où vous gagnez beaucoup.”»
Chantal Goya et son mari sont en «médiation» avec le fisc. Celle qui ne perçoit qu’environ 45 000 € par an de royalties et de galas espère pouvoir annoncer que tout est réglé d’ici la fin de l’année.
Alex V.