Depuis quelque temps, Amir doit faire face à des appels au boycott. Ses opposants lui reprochent sa participation, en 2014, à “un événement dans la colonie illégale d’Hébron” et à “une soirée en soutien aux soldats de Tsahal”. Ils lui reprochaient également “l’absence de prise de position critique face aux crimes commis par le gouvernement israélien”.

Si certains de ses concerts ont été annulés en France, le chanteur était bel et bien sur scène jeudi 20 août. L’ancien candidat de The Voice s’est produit à Tel Aviv, où il a reçu un accueil chaleureux. Un spectacle au cours duquel Amir a lâché quelques confidences.

"Je sais que ça représente la France"

Le chanteur a déclaré sur scène : “En sortant de chez moi pour aller à l'aéroport pour prendre l'avion et venir à Tel Aviv pour ce concert, je constatais à la seconde où je ferme ma porte, et voulais embrasser cette mezouza qui porte bonheur avant chaque voyage, qu'elle avait été arrachée de mon pilier.”

Et de poursuivre : “Et je sais que ça représente la France d'aujourd'hui, que ça représente l'Occident d'aujourd'hui, et qu'on traverse une période extrêmement dure, qui peut nous mettre en colère, qui peut nous donner envie de tout casser.”

Amir a toutefois décidé de ne pas céder à la colère. “Ce soir, c'est pas en colère que je monte sur scène. Ce soir, je me dis qu'ils ont touché un objet. Un objet qui comptait pour moi, mais que je pourrai remplacer. Ils n'atteindront jamais ce qui se passe à l'intérieur. Ça, ils pourront pas le prendre. Jamais. On ne sera jamais intimidés si on croit fort, parce qu'on est forts”, poursuit-il.

Un discours qu’il a décidé de conclure en citant Martin Luther King : “L'arc de l'univers moral est long. On est en train de le traverser, il est long, on n'en voit pas le bout, mais il se courbe toujours vers la justice. Et justice viendra”.

Une prise de parole qui fait réagir

Une prise de parole partagée sur X, anciennement Twitter, et qui a fait réagir les internautes. Si certains ont soutenu le chanteur, d’autres, en revanche, n’ont pas hésité à le tacler...