L’objectif dans Love is Blind est de trouver l’amour sans se baser sur le physique. Les candidats discutent ainsi depuis des cabines isolées avec différents prétendants. De cette manière, ils apprennent à se connaître uniquement par la voix, avec l’espoir de créer un vrai lien.
Le concept a séduit de nombreux célibataires. Et la version française de cette émission de télé-réalité de Netflix, dont la première saison est disponible depuis septembre 2025, a trouvé son public. Seulement voilà, trois candidats ont fait des révélations fracassantes dans les colonnes du Monde.

Des conditions de tournage extrêmes ?
Jonathan D., Benjamin J. et David O semblent encore marqués par le tournage de Love is Blind. Des souvenirs traumatisants qu’ils ont récemment évoqués auprès des journalistes du Monde. Ils accusent notamment la production, ITV Studios France, de manipulation.
Ils s’accordent à dire que le contrat qu’ils avaient signé ne correspond pas à la réalité vécue. Lors de cette interview, ils affirment avoir "subi lors du tournage de l’émission un isolement total imposé par la production, leur empêchant tout contact avec le monde extérieur ou les autres participants" et "avoir été contraints dans leur liberté de mouvement et d’expression durant toute la durée du tournage".
Les plaignants réclament des dommages et intérêts
Les trois candidats ne disposaient apparemment pas de toutes leurs facultés pour rester maîtres de leurs décisions durant cette aventure. Delphine Meillet, avocate des plaignants, dénonce ainsi des "traitements inhumains ou dégradants".
Jonathan D., Benjamin J. et David O réclament désormais la suppression de la partie du contrat qui autorise la production à utiliser leur image. S’ils obtiennent gain de cause, toutes leurs apparitions devraient être retirées du programme présenté par Teddy Riner et sa compagne Luthna Plocus.
Par ailleurs, ils contestent aujourd’hui leur statut. En effet, ils demandent que leurs contrats à durée déterminée soient requalifiés en contrats à durée indéterminée. De ce fait, ils réclament une indemnisation pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, à hauteur de 74 400 euros chacun. Lors du tournage en Suède, ils touchaient 150 euros brut par jour.
On nous réveillait à 5 heures à l’hôtel, pour un départ à 6 heures vers le studio et un tournage qui durait de 10 heures à 20 heures au moins. On ne se couchait pas avant 23 heures et on dormait très peu, on était tout le temps crevés. Ce qui nous empêchait d’être nous-mêmes pendant les enregistrements.
La production réagit aux accusations
À titre d’information, les trois anciens candidats de Love is Blind ont saisi le conseil de prud’hommes de Nanterre. Auprès des journalistes de 20 Minutes, le porte-parole de ITV Studios France s’est montré très clair sur leur position. Il a indiqué dit ne pas avoir « à ce jour, reçu les convocations dont il est fait état dans l’article du Monde ».
Selon ses propos, la production aurait "pris connaissance avec étonnement des griefs a priori formulés par les trois participants" et les "conteste avec la plus grande fermeté".
ITV Studios France est attaché aux règles éthiques et à la bienveillance envers les personnes participant aux émissions qu’elle produit.
Des audiences auront lieu le 9 février puis le 28 mai 2026. Affaire à suivre !