Cela faisait plusieurs semaines qu’il se murmurait que Meghan Markle s’apprêtait à faire son retour en Angleterre. Des rumeurs fondées puisque l’actrice à la retraite a rejoint son mari, déjà sur place, avec leurs deux enfants ce jeudi 9 juillet 2026. Le prince Harry était arrivé le 6 juillet, pour préparer les Invictus Games 2027, qui auront lieu à Birmingham.
Ce voyage a aussi été l’occasion pour les Sussex de retrouver le roi Charles III et la reine Camilla, qui les ont invités vendredi 10 juillet à Highgrove House, leur résidence de campagne. L’occasion pour Archie, 7 ans, et Lilibet, 5 ans, de profiter de leurs grands-parents, qu’ils n’avaient pas revu depuis quatre ans. Une rencontre que beaucoup n’espéraient plus, au vu des relations tendues du prince Harry avec les siens, depuis qu’il a quitté le Royaume-Uni.
Une rancune tenace ?
En revanche, le jeune papa n’a pas revu son frère, avec lequel il est brouillé depuis plusieurs années. Le prince William a soigneusement évité le duc de Sussex, comme en témoignent leurs déplacements distincts du 7 juillet. Le futur roi d’Angleterre s’est rendu à la London Welsh School, tandis que son cadet participait le même jour à la 14e conférence de la Fondation Invictus Games, organisée à Chatham House.
D’ailleurs, si l’on en croit certains observateurs, l’heure ne serait pas du tout à la réconciliation. "Le prince William comprend probablement pourquoi son père a fait ce choix, même si lui ne l'aurait sans doute pas fait", a déclaré Kinsey Schofield, auprès du média Page Six.
Et d’ajouter qu’"il peut comprendre qu'un père atteint d'un cancer souhaite revoir son fils et ses petits-enfants, tout en continuant à penser que Harry n'a pas regagné la confiance de la famille". Selon l'experte royale, la priorité de l'héritier du trône est avant tout de "protéger l'institution dont il héritera un jour".
À ses yeux, la question n'a jamais été de savoir si Harry fait partie de la famille, mais s'il est digne de confiance. Un après-midi passé à Highgrove ne répond pas à cette question. Le roi Charles peut se permettre de penser à son héritage. Le prince William, lui, doit penser à la pérennité de la monarchie.
Cependant, pour Kinsey Schofield, ces retrouvailles "n'effacent pas le passé". "Cela ne signifie pas que le palais doive oublier tout ce qui s'est passé au cours des six dernières années", affirme-t-elle.
Un père peut pardonner. Mais un monarque doit protéger la Couronne. Une rencontre est facile à organiser. Reconstruire la confiance est extraordinairement difficile.
Prince William, gardien de la Couronne
Alors qu’ils étaient très proches auparavant, le prince William et le prince Harry sont brouillés depuis maintenant plus de six ans. Ce dernier est revenu sur leur conflit dans ses mémoires, Le Suppléant, publiées en 2023 et qui n'ont fait qu'empirer les choses.
Dans son livre, le duc de Sussex affirme que le prince de Galles a toujours été favorisé durant leur enfance. Au fil des pages, il revient également sur une altercation physique, au cours de laquelle son frère aurait qualifié Meghan Markle de "difficile", "impolie" et "abrasive".
Tout s'est passé si vite. Vraiment très vite. Il m'a attrapé par le col, a arraché mon collier et m'a fait tomber au sol.
S'est-il souvenu.
Les premières tensions ont commencé en 2018, quand le prince William aurait fait part de ses réserves quant aux fiançailles de son frère et Meghan Markle, qu’il jugeait précipitées. L'interview qu'ils ont ensuite accordée à Oprah Winfrey en 2021 a considérablement aggravé la situation, sans compter le documentaire Netflix Harry & Meghan, sorti l'année suivante, dans lequel ils reviennent sur les coulisses de leur départ en 2020.