Le prince Harry s'est livré comme rarement sur son état psychologique. Dans une nouvelle MasterClass consacrée au deuil, le duc de Sussex est revenu sur une période particulièrement difficile de sa vie, comme le rapporte le magazine américain People.  

En 2019, le prince Harry quitte le Royaume-Uni avec Meghan Markle et leur fils Archie. Le couple s’installe alors au Canada, quelques mois avant d’annoncer son retrait de la famille royale britannique. 

"J’ai connu en deux ou trois jours un crash d’adrénaline"

Pour le fils du roi Charles III, ce changement de vie devait notamment leur permettre de prendre du recul. Mais une fois arrivé au Canada, le prince Harry dit avoir ressenti les conséquences de plusieurs années de stress. Quelques jours après son installation, il aurait vécu ce qu’il décrit comme un « crash d’adrénaline ». 

« En étant au Canada, loin de l’environnement stressant où mon corps était probablement rempli d’adrénaline, j’ai connu en deux ou trois jours un crash d’adrénaline », confie-t-il. 

Le duc de Sussex assure avoir été très perturbé par cette sensation. « J’avais l’impression d’avoir besoin de stress pour que l’adrénaline fasse fonctionner mon cerveau », raconte-t-il. 

Il poursuit avec une révélation particulièrement personnelle : « Je suis en fait tombé dans une dépression pendant environ deux semaines et j’avais l’impression de ne pas pouvoir fonctionner sans adrénaline. » 

Prince Harry revient sur le traumatisme de la mort de Lady Diana 

Au cours de cette MasterClass, le prince Harry a également évoqué le décès de sa mère, Lady Diana. La princesse est décédée dans un accident de voiture à Paris en 1997, alors qu’il n’avait que 12 ans. 

Le duc de Sussex estime avoir longtemps vécu avec un deuil qu’il n’avait pas réellement affronté. « Pendant 15 ou 20 ans, lorsqu’on me demandait : “Est-ce que ça va ?”, je répondais : “Je vais bien” », s'est-il souvenu. Selon lui, cette réponse cachait surtout une forme d’engourdissement émotionnel. « C’était comme si j’étais coupé de mes émotions. Et sans le savoir, l’adrénaline me poussait, me faisait avancer », confie-t-il. 

Le prince Harry a également confié que son engagement dans l’armée lui a permis de détourner son attention de ce qu’il ressentait. Après son deuxième déploiement en Afghanistan, il dit toutefois avoir commencé à comprendre que certaines expériences avaient réveillé d’autres traumatismes. Il évoque notamment des crises de panique. « Mettre simplement une chemise, resserrer le col, me donnait littéralement l’impression d’étouffer », raconte-t-il. 

Lors de cet échange avec la neuroscientifique Mary-Frances O’Connor, le prince Harry est aussi revenu sur la culpabilité qu’il a longtemps ressentie à l’idée d’être heureux sans sa mère. « Je pensais devoir être triste et émotionnellement coupé de mes émotions pour lui prouver qu’elle me manquait », explique-t-il. 

Avec le temps, le prince dit avoir compris que Lady Diana aurait simplement souhaité le voir heureux. Une prise de conscience qu’il décrit comme un véritable tournant. « Cela m’a libéré et m’a donné une tout autre vision de la vie », confie-t-il. 

Aujourd’hui, le prince Harry estime que ses engagements caritatifs lui permettent aussi de faire vivre l’héritage de sa mère. « J’espère que ma mère sera fière de tout ce que je fais », assure-t-il.