Gravement accidenté lors du Grand Prix de Suzuka au Japon, Jules Bianchi voit sa situation se stabiliser depuis de nombreux mois. Dans le coma depuis le mois d'octobre, il n'en est pas sorti mais sa famille et les médecins constatent des signes encourageants. Son père, Philippe Bianchi, fait le point.

Comme Michael Schumacher quelques mois plus tôt, Jules Bianchi fait preuve d'une force sans faille dans le plus dur combat de sa jeune existence. L'ancien pilote de l'écurie Marussia a vu sa vie ne tenir plus que sur un fil après être rentré dans une dépanneuse lors d'une sortie de route au volant de sa Formule 1.

Sa famille se relaie jour après jour pour lui tenir compagnie, lui qui a été transféré de Tokyo à Nice, son lieu de résidence, quelques semaines après le choc. Son père a témoigné à Nice Matin pour raconter la situation de Jules.

Il se bat avec force, comme il s'est toujours battu, avant et après l'accident. Chaque jour, Jules accomplit un marathon. D'un point de vue médical, son état est stable. Il est assez autonome. Pas de problème physique. Tous ses organes fonctionnent normalement, sans assistance. Mais, pour l'instant, il reste inconscient, dans le coma.

A expliqué Philippe Bianchi, plein d'espoir concernant l'amélioration de la santé de son fils. En effet, ses progrès sont impressionnants par rapport à ce qu'imaginaient les médecins.

Là-bas, quand nous sommes arrivés, avec la maman de Jules, il n'y avait plus d'espoir. Le pronostic était alarmiste. On parlait de lésions irréversibles. D'un an de délai au moins avant de pouvoir le transférer, ce qui fut finalement fait au bout de sept semaines, car il a très vite pu respirer à nouveau par ses propres moyens.

Rappelle-t-il pour souligner la force de Jules Bianchi. Il rajoute également qu'à certains moments, il est plus actif et parvient à serrer la main qui le tient.

Mais s'agit-il de simples réflexes ou de vraies réactions ? Difficile de savoir.

Remarque toutefois ce père de famille. Il avait fallu six mois à Michael Schumacher pour retrouver la conscience après son accident de ski, qui avait causé des liaisons similaires. Si Jules Bianchi suit son aîné chez Ferrari, il pourrait rapidement ouvrir à nouveau les yeux.