"On peut rire de tout mais pas avec tout le monde ?" C’est ce que se demandent de nombreux internautes, depuis qu’il a été révélé que Florian Pelicot, le fils de Gisèle Pelicot, préparait un one-man-show inspiré du procès de son père, Dominique Pelicot. L’histoire avait défrayé la chronique lorsqu’elle a éclaté au grand jour il y a six ans, avant de faire le tour du monde.
Pendant près de dix ans, entre 2011 et 2020, Dominique Pelicot avait pris l’habitude de droguer sa femme à l’aide d’anxiolytiques pour la rendre inconsciente, avant de la livrer à des hommes recrutés sur Internet et de filmer les ébats. Ce n’est qu’en septembre 2020 que Gisèle Pelicot a découvert l’horreur qu’elle subissait à son insu, lorsque son époux a été arrêté dans un supermarché de Carcassonne, surpris en train de filmer sous les jupes des clientes.
Au cours de leur enquête, les policiers ont saisi l'ordinateur du prévenu et sont tombés sur des centaines de vidéos explicites, en plus de conversations avec des individus à qui il proposait de venir violer la mère de ses enfants sous leur toit.

Au total, cette dernière a subi plus de 200 viols par 72 inconnus. Cinquante d’entre eux ont fait face à leurs juges et ont tous été reconnus coupables, à l’instar de Dominique Pelicot, lors du procès qui s’est ouvert en décembre 2024. Le septuagénaire a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle et n’a pas fait appel du verdict.
Un projet qui divise
Sur les ondes de RTL, Florian Pelicot, qui se dit "en quête d’identité" depuis que l’affaire a éclaté, a tenu à défendre son projet, qui lui a valu quelques critiques virulentes.
Je me suis toujours servi du rire pour désamorcer beaucoup de choses et notamment lors de ce procès.
A-t-il expliqué à Marc-Olivier Fogiel, ce mardi 17 mars 2026.
Et d’ajouter qu'il lui arrivait de "faire des vannes" malgré un contexte "très lourd et très pesant".
Je crois que c'était une manière pour moi d'alléger les choses.
Lancé dans ses déclarations, le comédien de 39 ans a affirmé avoir "compris à ce moment-là qu'on pouvait rire de ces choses-là". Selon Florian Pelicot, quand on est humoriste, c'est "le propre d'un artiste de pouvoir partir de soi, de comprendre d'où on vient, par quoi on a été traversé, et justement de pouvoir désamorcer aussi des choses". Aussi considère-t-il ce seul en scène comme une "forme de thérapie".
Florian Pelicot soutenu par sa maman
Actuellement en cours d’écriture de son futur show, Florian Pelicot a toutefois assuré qu’il ne "va pas faire un spectacle sur les viols de Mazan", rejetant toute idée d’un quelconque "voyeurisme" malsain. Son spectacle abordera surtout son "histoire personnelle" et "les étapes" qu'il a dû traverser depuis la révélation de l'affaire. À noter que Dominique Pelicot a remis en doute sa paternité le concernant à la barre.
D'une manière générale, ce drame familial a télescopé beaucoup de choses dans ma vie. Je veux me servir du rire comme acte de résistance et de résilience.
A-t-il résumé.
Quant aux critiques qu’il a pu lire à son sujet, elles ne semblent pas l’avoir ébranlé. "À partir du moment où on ne blesse pas les gens et que ce n'est pas discriminant, je pense qu'on peut rire de tout, surtout quand on parle de soi et qu'on ne parle pas des autres", a-t-il répondu à ses détracteurs.
Florian Pelicot peut d’ailleurs compter sur le soutien de sa mère, qui a "complètement" validé cette initiative.
C'est la première personne à qui j'en ai parlé.
A confié le frère de Caroline Darian.