Les querelles familiales sur fond d'héritage sont monnaie courante dans le monde du show-biz. À l'image de la bataille judiciaire entre Laeticia Hallyday et ses beaux-enfants, David Hallyday et Laura Smet, qui s'est finalement soldée par un accord financier. Mais une autre affaire d'héritage d'enfants de stars vient récemment de resurgir.

Atteint d'un cancer du poumon, Alain Bashung est décédé le 14 mars 2009. Le chanteur de Gaby Oh Gaby était père de deux enfants. Son fils Arthur, fruit de ses amours avec Chantal Monterastelli, a vu le jour en 1983 tandis que sa fille Poppée, conçue avec Chloé Mons, est née en 2001. Et depuis le décès de l'artiste, la famille se déchire car tout comme Johnny Hallyday, Alain Bashung n'a rien légué à son fils aîné.

Une manœuvre habile

Arthur Bashung s'était exprimé dans les colonnes du JDD lorsque Laura Smet a publiquement contesté le testament de son père. Désabusé, le trentenaire s'était toutefois montré peu loquace :

L'actualité m'y fait penser, cela me met mal à l'aise. Je mets cela derrière moi, avec une certaine rancœur, Mais je ne suis pas prêt à en parler. Ma mère peut s'entretenir avec vous, avec mon accord.

C'est donc Chantal Monterastelli qui a expliqué au journal comment s'y était pris Alain Bashung pour déshériter leur fils :

Bien que la loi française stipule qu'il est impossible de déshériter un enfant, il est possible de la contourner. Ça a été le cas. Le lendemain de l'enterrement de son père, en mars 2009, Arthur a eu le choc de recevoir le testament : Alain avait laissé à sa veuve tous ses droits d'auteur, bénéfices artistiques, biens, meubles et effets personnels.

Une nouvelle bouleversante pour Arthur Bashung, qui ne peut même pas contester le testament de son père.

Alain Bashung avait, lui aussi, déshérité son fils - Closer
Arthur, le fils d'Alain Bashung

Arthur Bashung, victime de la loi

Ce jeudi 22 octobre, l'émission Héritages évoquait la succession d'Alain Bashung sur le plateau et cette astuce qui a permis au chanteur de tout léguer à sa dernière épouse. Car celui-ci a en fait pris soin de laisser son tout héritage à Chloé Mons en usufruit. Ce qui signifie, comme l'ont rappelé les intervenants de Jean-Marc Morandi, que la veuve peut "occuper la maison d'Alain Bashung mais aussi bénéficier des retombées de son œuvre artistique et ce, jusqu'à sa mort".

L'avocat Emmanuel Pierrat a ajouté que ce n'est qu'au décès de la mère de Poppée que "la propriété réelle des titres, elle, reviendra aux héritiers légaux, les enfants, les ascendants, ceux qui sont indéboulonnables, qui sont des héritiers réservataires".

Arthur Bashung doit donc patienter jusqu'à la disparition de sa belle-mère pour pouvoir récupérer sa part d'héritage. Un tour de passe-passe habile mais terrible pour l'homme de 37 ans, qui ne s'est jamais expliqué les raisons des dernières volontés de son père.

Bernard Pascuito est intervenu dans le documentaire de NRJ12. L'auteur du livre Les Héritiers n'a pas mâché ses mots à propos de la décision d'Alain Bashung :

Sachant qu'il y a dix ans d'écart entre la belle-mère et le fils… C'est presque méprisant pour son fils.