Francis Lalanne entendu par la police après son « appel à la mobilisation générale »

Francis Lalanne entendu par la police après son « appel à la mobilisation générale »
Après son appel à la mobilisation, Francis Lalanne a été entendu par la police. Force est de constater que l'affaire est prise très au sérieux. Retour sur les faits...

C’est un appel à la mobilisation qui pourrait lui coûter cher. Après sa tribune très controversée diffusée dans les colonnes de France Soir, Francis Lalanne a été entendu par la police le 5 février dernier, selon les informations du Point. Ainsi, l’artiste de 62 ans s’est rendu à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dans les locaux de la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ).

Francis Lalanne pousse un nouveau coup de gueule : "Ce gouvernement, je n’ai pas peur de le dire, a du sang sur les mains"
@BELGIAN_FREELANCE

Et pour cause, une enquête préliminaire contre le chanteur a été ouverte par le parquet de Paris, le 27 janvier dernier. « La justice lui reproche des faits de provocation publique non suivie d’effet, à la commission d’un crime ou d’un délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation », précisent nos confrères du Point, qui révèlent également que le chanteur risque cinq ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Autant dire que l’affaire est prise au sérieux.

Un appel à la rébellion

Il faut dire que Francis Lalanne, figure des Gilets Jaunes, n’avait pas hésité à appeler l’armée à renverser Emmanuel Macron. Ainsi, il déclarait dans cette tribune baptisée Appel à la mobilisation générale du peuple français contre la tyrannie :

Il faut à présent mettre l’État hors d’état de nuire au peuple français (…) L’actuel président de la République a failli aux obligations élémentaires pour lesquelles est élu un président de la cinquième République. Il doit donc être destitué.

Francis Lalanne dénonçait « un mensonge d’Etat »

Le chanteur a également remis en cause les dangers du coronavirus. Via un entretien vidéo avec France Soir, il s’exclamait :

Il y a eu un mensonge de l’Etat. Le mensonge a mis en danger la vie des Françaises et des Français. Le fait d’empêcher des praticiens de prescrire certains médicaments a coûté la vie à des Françaises et des Français. Ce gouvernement, je n’ai pas peur de le dire, a du sang sur les mains.

Des propos qui ont fait couler beaucoup d’encre et qui lui ont valu de nombreuses critiques.

A noter que nos confrères du Point précisent qu’une « convocation a également été adressée au patron du site France Soir ».

Plus sur le sujet

People(s) lié(s) à cet article :