Vendredi tout est permis : une séquence sur les geishas jugée raciste

Vendredi tout est permis : une séquence sur les geishas jugée raciste
Vendredi tout est permis a-t-il franchi une ligne rouge ? C'est ce que semblent considérer certains internautes.

Attention polémique en vue. L’appropriation de la culture japonaise et notamment des geishas par TF1, dans son émission Vendredi tout est permis, provoque un véritable tollé. Retour sur une polémique.

Vendredi tout est permis, le dérapage ?

Il y a quelques semaines, l’émission était déjà taxée de sexisme. Bis repetita donc pour Vendredi tout est permis, ce vendredi 13 décembre. Sur le plateau, se trouvaient l’animateur Cartman, l’humoriste Shirley Souagnon ou encore l’actrice Léa Lando. Ensemble, ils ont participé à ce que TF1 décrit comme un blind test de « folie ».

Habillés en geishas, avec un kimono et une perruque ornée d’un chignon, ils sont aussi attachés au niveau des pieds et doivent courir jusqu’au buzzer pour annoncer la chanson. Une séquence que l’on peut notamment retrouver sur Twitter.

Si cette séquence de « Geishas blind test », n’est pas une nouveauté pour Vendredi tout est permis, pour Grace Ly, l’auteur franco-chinoise qui gère le podcast « Kiffe ta race », c’est une appropriation raciste de la culture japonaise.

Aucun lien pourtant entre cette séquence et la culture japonaise. Le seul effet recherché tient aux pieds liés des invités de façon à entraver leurs déplacements vers le « buzzer », rappelant ainsi les petits pas effectués par certaines femmes restreintes dans leurs mouvements.

Elle dénonce la pratique du « yellowface », qui est en fait un équivalent asiatique au « blackface ». Pour l’auteur, ce genre de pratique peut « générer, encourager et banaliser des propos et des gestes offensants, insultants, racistes » contre les personnes aux origines asiatiques.

Le réalisateur Kelsi Phung a lui aussi réagi à la polémique, explique le Huffington Post.

Vous faites passer le message à tous-tes les asiatiques en France qu’on est juste dignes d’être réduits à des blagues. Vous créez et favorisez la honte de nous-mêmes avec laquelle on grandit très souvent.

Le CSA aurait déjà reçu une poignée de signalements concernant cette séquence.

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