Des propos qui font couler beaucoup d’encre. Ce jeudi 5 novembre, Mathieu Kassovitz était l’invité des Grandes Gueules sur RMC. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que son passage a été très commenté sur la Toile. Outre son clash avec Charles Consigny, le réalisateur a fait parler de lui après ses déclarations sur les casseurs.
Sur le plateau de l’émission diffusée sur RMC, le père de Carmen Kassovitz a ainsi estimé : « Les casseurs sont nécessaires, malheureusement. » Puis, il s’est expliqué : « Ils sont nécessaires parce que les gouvernements ne comprennent que la force. Si on revenait à la base des problèmes au lieu de crier sur les symptômes et qu’on se demandait pourquoi ces jeunes étaient fâchés, pourquoi c’est parti en couille, on verrait quoi ? Ben on verrait que depuis une semaine, des mômes se sont fait défoncer par les flics sans aucune raison. Et ce ne sont même pas les flics parce que les flics, ils suivent des ordres. Ça vient de là-haut. C’est le gouvernement qui a décidé, quand il a vu des jeunes se révolter pour avoir une éducation normale, de leur tirer dessus avec des grenades. »
La coup de gueule de Cyril Hanouna
Des propos sur lesquels Cyril Hanouna et ses chroniqueurs sont revenus ce jeudi 6 novembre sur le plateau de Tout beau tout n9uf. L’animateur de W9 a ainsi interpellé le cinéaste. « Mathieu Kassovitz, tu ne peux pas dire ça, moi, je suis désolé. Tu ne peux pas dire que “casser” est légitime », s’est-il exclamé. « Non, nécessaires, malheureusement », a rectifié Agathe Auproux.
Pour Cyril Hanouna, le réalisateur serait « dans la provoc ». De quoi agacer l’animateur. « Aujourd’hui, l’heure est beaucoup trop grave et le moment est beaucoup trop grave dans le pays pour être dans la provoc. Je suis désolé », a-t-il lâché.
Benjamin Castaldi prend la défense de Mathieu Kassovitz
Un point de vue que ne partage pas Gilles Verdez. « Je pense qu’il le pense vraiment », a confié le journaliste.
Benjamin Castaldi a quant à lui pris la défense du cinéaste, sans toutefois cautionner ses propos. « Alors moi, je vais vous dire une chose, je ne cautionne absolument aucun de ses propos, mais je sais pourquoi il dit ça. Avec le père qu’il a eu, qui a fui quand même les chars soviétiques, il ne peut pas être du côté des gens sur qui on tape. Pour lui, c’est intrinsèque », a-t-il expliqué dans un premier temps.
L’ancien animateur a poursuivi : « Kassovitz, avec son histoire et sa culture, avec ce qu’on a dû lui expliquer dans son enfance, etc. – et je sais bien parce que son père a travaillé avec mes grands-parents et c’était pareil sur le problème du communisme, etc. – il ne pourra jamais… »
Une explication que Gilles Verdez n’a pas hésité à interrompre. Et pour cause, le journaliste a estimé qu’on ne pouvait pas légitimer les casseurs.
Le débat fait donc rage, même au sein de l’équipe de Tout beau tout n9uf.