Le couple s’était rencontré en 2012, lors de la septième saison du programme présenté par Karine Le Marchand. Depuis, leur histoire d’amour s’est poursuivie loin des caméras, dans leur exploitation agricole située dans le Gers, où Pierre est producteur d’armagnac depuis plusieurs générations.
Si leur relation reste solide, leur activité, elle, traverse une zone de fortes turbulences.
Une rencontre décisive au Salon de l’agriculture
Alors que le Salon de l’agriculture vient de se terminer au Paris Expo Porte de Versailles, de nombreux anciens candidats du programme ont profité de ce rendez-vous pour présenter leurs produits et retrouver le public.
C’est dans ce contexte que Jeremstar est allé à la rencontre de Pierre et Frédérique. En story sur Instagram, il a relayé leurs confidences sur la situation financière très préoccupante qu’ils traversent.
Pierre a ainsi détaillé l’origine de leurs difficultés : "J’ai fait un pari en 2017/2018, j’ai planté 80 hectares de vignes, qui ont été magnifiques. Et à partir de 2021, la première récolte. Mais en 2025, on n’a eu que des aléas sur notre zone, donc grosso modo, en cinq ans, on a fait trois récoltes".
Il poursuit en dressant un constat chiffré très lourd : "On perd 2 500 euros par hectare sur 140 hectares depuis trois ans, donc ça fait un trou d’un million et demi d’euros, grosso modo, si on va vite. On est complètement perdus par les 300 000 ou 400 000 euros qu’on perd chaque année sur les 140 hectares de vignes".
Un endettement massif et une décision radicale
Face à l’ampleur de la dette, Pierre reconnaît être aujourd’hui "complètement endetté", avec près d’un million et demi d’euros de prêts contractés avec Frédérique.
Acculés, les deux agriculteurs ont pris une décision lourde de conséquences pour tenter d’assainir leur situation : "On va même vendre notre maison, même si on n’est pas obligés. Vis-à-vis de la justice, on va tout vendre et puis on va essayer de se remonter et peut-être on fera appel à la générosité de ceux qui nous aiment bien dans quelques semaines".
Le couple a également décidé de liquider la société et de se séparer de la maison familiale, transmise depuis près de deux siècles.
Pour traverser cette période, Pierre et Frédérique envisagent de changer complètement de mode de vie, au moins temporairement. Ils pourraient s’installer dans "un mobile-home" ou dans "un camping", le temps de reconstruire un projet professionnel viable.
Déterminé à ne pas abandonner, Pierre confie : "On veut revenir différemment, modestes, mais on va revenir".
Très ému, il a également tenu à souligner le rôle essentiel de sa compagne dans cette épreuve : "Si elle n’avait pas été là, je ne serais plus là".
Pierre et Frédérique savent que les mois à venir resteront difficiles. Ils ont d’ailleurs déjà dû expliquer cette situation à leur fils Gabriel, âgé de 12 ans.
Malgré la vente annoncée de leur exploitation et de leur maison familiale, le couple garde l’espoir de pouvoir, un jour, reconstruire une activité plus modeste, mais plus stable… et tourner enfin la page de cette période particulièrement douloureuse.
Alex V.